Mariana Alves révèle son premier roman inspiré de son enfance en loge de concierge
Mariana Alves aurait préféré publier ce livre « plus tard dans [sa] vie », un aveu qu'elle reconnaît comme étrange, surtout pour une première œuvre alors qu'elle est déjà dans sa trentaine. Pourtant, l'auteure a finalement décidé de donner vie à La Classe et la fonction, un roman profondément personnel qui plonge dans l'univers de la loge de concierge tenue par ses parents, des immigrés portugais, au cœur du 16e arrondissement de Paris.
Une enfance au cœur de Paris
Dans ce récit, Mariana Alves décrit avec sensibilité l'enfance qu'elle a vécue dans cet espace modeste, un microcosme au sein de la capitale française. Elle souhaitait initialement laisser mûrir davantage ce projet, mais une « constellation de choses » a précipité l'écriture, comme elle l'explique au Monde des livres lors d'un entretien téléphonique.
Les déclics littéraires et sociaux
Le processus créatif a été déclenché par la lecture de plusieurs récits, notamment Tenir sa langue de Polina Panassenko, qui explore la vie des enfants de deuxième ou troisième génération d'immigrés. Puis, un article de Mickaël Correia sur Mediapart, évoquant la condition des femmes de ménage portugaises dans les familles bourgeoises du nord de la France, a servi de catalyseur. Ces lectures ont poussé Mariana Alves à rassembler ses idées, « à vif », pour construire son roman.
Un témoignage unique sur l'immigration et la classe sociale
La Classe et la fonction, publié aux éditions Chandeigne & Lima dans la collection « Brûle-frontières », s'étend sur 112 pages et est disponible au prix de 18 euros. Ce livre offre un regard intime sur les réalités de l'immigration portugaise en France, tout en interrogeant les dynamiques de classe sociale à travers le prisme d'une loge de concierge parisienne. Mariana Alves y mêle mémoire personnelle et réflexion sociale, créant une œuvre qui résonne avec les enjeux contemporains de l'intégration et de l'identité.



