Nommé à la tête du Louvre en mars dernier, Christophe Leribault a accordé un entretien au Monde pour détailler ses ambitions pour le musée le plus visité au monde. Il insiste sur la nécessité de poursuivre les projets en cours tout en apportant sa propre touche.
Une continuité assumée
« Je ne suis pas là pour défaire le travail de mes prédécesseurs », déclare d'emblée Christophe Leribault. Il rend hommage à Jean-Luc Martinez, qui a dirigé le Louvre pendant huit ans, saluant « une modernisation réussie du musée ». Le nouveau président souhaite s'inscrire dans cette dynamique, notamment en ce qui concerne l'ouverture du musée à de nouveaux publics et le développement des expositions temporaires.
Projets en cours et innovations
Parmi les dossiers prioritaires, Christophe Leribault cite la rénovation de la salle des États, qui abrite la Joconde, ainsi que le projet de création d'un centre de conservation à Liévin. Il évoque également la nécessité de renforcer la présence numérique du Louvre, avec une refonte du site internet et le développement de contenus pédagogiques en ligne.
Une vision pour l'avenir
Le nouveau président entend également innover. Il souhaite notamment développer des partenariats avec d'autres institutions culturelles en France et à l'étranger, et promouvoir la recherche scientifique au sein du musée. « Le Louvre doit être un lieu de création et de savoir », affirme-t-il.
Défis à relever
Christophe Leribault devra faire face à plusieurs défis, dont la fréquentation touristique encore en deçà des niveaux d'avant la pandémie, et la nécessité de diversifier les sources de financement. Il se dit confiant dans la capacité du musée à s'adapter et à rester un acteur majeur de la culture mondiale.
En conclusion, le président du Louvre affirme sa volonté de « faire rayonner le Louvre dans toute sa diversité », tout en restant fidèle à sa mission première : « rendre l'art accessible au plus grand nombre ».



