« J’en ai pas » : Camille Hazoumé dans la sélection d’août
« J’en ai pas » : Camille Hazoumé dans la sélection d’août

Le 1er août 2026, les critiques littéraires du BibliObs ont dévoilé leur sélection estivale : sept livres à emporter pour bien démarrer le mois. Parmi ces titres, le roman « J’en ai pas » de Camille Hazoumé attire immédiatement l’attention. L’histoire questionne un choix de vie encore tabou : celui de ne pas avoir d’enfant.

Un choix personnel face aux attentes

Camille, le personnage central, a 36 ans. Après une longue réflexion, elle a décidé de ne pas devenir mère. C’est une résolution ferme, mûrement réfléchie, dont elle ne semble pas douter. Pourtant, une tension se joue dans l’ombre : son inconscient n’a pas reçu le message. La narratrice est en proie à des rêves qui contredisent sa décision.

Le titre du roman, « J’en ai pas », résonne comme une réponse courte et définitive à une question que l’on pose souvent aux jeunes femmes. Il résume à lui seul le refus de Camille. Cette dualité offre un point de vue riche sur la complexité des choix intimes. Le roman explore les conséquences invisibles d’une décision pourtant rationnelle, et touche à des questions universelles : la filiation, l’identité, le désir.

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Le rêve répétitif du « bébé déjà habillé »

Un songe obsède la narratrice : elle découvre dans la rue un « bébé déjà habillé ». Cette image, à la fois absurde et bouleversante, revient chaque nuit. Elle devient le symptôme d’un conflit intérieur que la volonté seule ne peut apaiser.

L’utilisation du rêve dans la narration est un ressort littéraire efficace. Il permet de montrer une facette involontaire du personnage, enfouie. La précision de la scène – ce bébé déjà habillé, abandonné – dit quelque chose de la peur de l’abandon, de la responsabilité, ou d’une forme de désir inconscient. Le lecteur est invité à interpréter, sans recevoir de réponse univoque.

Le rôle du compagnon et la thérapie

Le compagnon de Camille joue un rôle clé. C’est lui qui encourage la narratrice à chercher de l’aide. Camille entame alors une thérapie. Ce moment du récit marque un tournant : la prise en charge de son propre psychisme, la confrontation honnête avec ses contradictions.

Le roman se situe dans la lignée des récits intimes qui explorent la santé mentale et le poids des attentes sociales. Il évoque avec délicatesse la possibilité d’une vie choisie, sans suivre les modèles imposés. La thérapie n’est pas présentée comme une réparation, mais comme un outil de compréhension de soi.

Une place de choix dans la sélection d’août

Avec une évaluation de trois étoiles sur cinq de la part des critiques du BibliObs, « J’en ai pas » fait partie des coups de cœur de cette sélection. Il côtoie six autres ouvrages, recommandés par Barbara Krief, Didier Jacob, Anne Crignon, Amandine Schmitt, Sophie Grassin et Elisabeth Philippe. Chacun de ces critiques a apporté son regard pour composer un panorama varié de la production littéraire de la fin d’été.

La sélection complète, publiée le 1er août 2026 à 8h00, est accessible dans l’édition abonnés du magazine. Les lecteurs y trouveront une diversité de genres et d’autrices et auteurs, destinée à accompagner leurs vacances. Ce mois d’août s’annonce ainsi riche en lectures, avec en tête ce roman qui interroge doucement les évidences.

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