Jean-Luc Martin : parcours d'un créateur varois aux multiples talents
Jean-Luc Martin : créateur varois aux multiples talents

Né en 1965 à Sens (Yonne), Jean-Luc Martin emménage à Saint-Raphaël avec sa famille au début de l'adolescence. Rapidement, la cité de l'Archange devient sa ville de cœur, comme il le confie : « Saint-Raphaël est tout de suite devenue ma ville de cœur. En arrivant, je repartais de zéro, il fallait me faire de nouveaux amis. » Ces années sont marquées par le football, les sorties à vélo sur un Peugeot 103 bleu modifié, et les boums au gymnase du lycée Saint-Exupéry. « Il y en avait deux par an, raconte-t-il. Tous les élèves s'y retrouvaient. Le service d'ordre était assuré par les profs d'EPS. »

Des études d'économie à la passion du rock

Après un bac B en 1983, Jean-Luc Martin s'inscrit en économie à Aix-en-Provence, une expérience qu'il qualifie aujourd'hui de « coup pour rien ». Il rebondit à l'IUT de Nice en techniques de commercialisation, puis intègre une formation expérimentale en partenariat avec la faculté de Lettres de Nice, dans le quartier de la Réserve. Sa maîtrise porte sur l'organisation d'un festival de rock sur la Côte d'Azur, un sujet qui le passionne. Il anime également une émission de radio hebdomadaire depuis un studio de la rue Vadon et organise des soirées musicales.

Le festival « Veni, vini, vici » : un pari fou

En 1987, avec un ami, il convainc le maire de Fréjus, François Léotard, de leur confier les arènes antiques pour un festival. Les 1, 2 et 3 août, le festival « Veni, vini, vici » attire environ 3 000 festivaliers venus applaudir des groupes comme The Jazz Butcher, Minimal Compact, Clan of Xymox ou Dead Can Dance. « C'était incroyable, raconte Jean-Luc. Durant des semaines, l'équipe d'un très gros groupe de rock français a fait des pieds et des mains pour intégrer la programmation. » Malgré le succès artistique, l'événement ne permet pas de rembourser les crédits, mais valide les principes de sa thèse.

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Carrière dans la publicité

À la fin des années 1980, Jean-Luc Martin se lance dans la publicité. Il intègre l'agence Publicis à Marseille comme concepteur-rédacteur, puis monte à Paris où il travaille chez Robert & Partners, Havas, et enfin avec Jacques Séguéla, « le roi de la pub ». En free-lance, il collabore avec le photographe Oliviero Toscani, célèbre pour ses campagnes Benetton. Ensemble, ils remportent le budget d'une campagne pour une entreprise d'État japonaise en 1995. « C'est ainsi que j'ai réalisé mes 11 premiers films en tant que réalisateur », se souvient-il.

Réalisations multiples

Jean-Luc Martin réalise des spots publicitaires pour la Française des jeux, des constructeurs automobiles, des gels douches, et le clip de « Carnavalera » du groupe Havana Delirio, tube de l'été 1998 sur France Télévisions. Il se passionne pour la photographie et réalise des shootings de mode. Aujourd'hui, il met son expertise au service de la commission des auteurs-réalisateurs de la Sasem, pour une répartition équitable des revenus de la production culturelle.

Poésie : une passion de quarante ans

« J'écris des poèmes depuis que j'ai 18 ans », confie Jean-Luc, qui publie sous le nom de plume Dessadelaire. Son premier recueil paraît en 1992, et le septième, « Les mots se taire », est sorti en mars 2026 chez l'éditeur Edition-librairie galerie Racine. Il est disponible pour 15 euros (plus 3 euros de frais d'envoi) auprès de l'éditeur ou en librairie. « Écrire de la poésie, c'est comme peindre avec des mots », dit-il. Il a également publié un roman, « Les mémoires du futur » (2011), et une pièce de théâtre, « La faute des morts » (2009).

Un héritage durable

À 61 ans, Jean-Luc Martin continue de créer, partageant son temps entre la région parisienne et Saint-Raphaël. Son parcours, jalonné de collaborations prestigieuses et d'œuvres personnelles, illustre une polyvalence rare. Comme le souligne l'article de Var-Matin, il a laissé son empreinte sur la publicité, le rock et la poésie, et son septième recueil témoigne de sa vitalité créative.

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