L'écrivain David Lopez se souvient d'une phrase qui a bouleversé sa vie : « Même le plus bête de tous les bêtes pourra toujours t'apprendre quelque chose. » Cette maxime, entendue lors d'un voyage au Maroc, lui a été adressée par un vieil homme rencontré dans un souk.
Un voyage initiatique au Maroc
En 2015, David Lopez, alors âgé de 28 ans, traverse le Maroc en solitaire. Dans un petit village de l'Atlas, il fait la connaissance d'un artisan berbère. Ce dernier, voyant le jeune homme stressé par son travail d'écriture, lui offre cette réflexion. « Sur le moment, je n'ai pas compris la portée de ses mots », confie-t-il.
La phrase résonne encore aujourd'hui. « Cela m'a appris à écouter les autres, même ceux que l'on juge moins savants. Chaque rencontre est une leçon », explique Lopez. Depuis, il applique ce principe dans ses romans, où les personnages marginaux ont souvent les dialogues les plus profonds.
Un impact sur l'écriture
David Lopez a publié trois romans depuis cette rencontre. Son dernier ouvrage, Les Oubliés du chemin, met en scène un vagabond dont les paroles simples changent le destin d'un cadre parisien. « Sans cette phrase, je n'aurais jamais osé donner la parole à ceux qui ne l'ont pas », affirme-t-il.
L'écrivain insiste : « Le vieil homme m'a offert une clé. Aujourd'hui, je la transmets à mon tour. »
Une leçon de vie universelle
Cette maxime rappelle que la sagesse ne se trouve pas toujours dans les livres. « Nous avons tendance à hiérarchiser les savoirs, mais la vie est plus complexe », analyse le sociologue Pierre Merle. « Cette phrase invite à l'humilité intellectuelle. »
David Lopez conclut : « Chaque jour, je me souviens de cet inconnu. Sa phrase m'a rendu meilleur, en tant qu'écrivain et en tant qu'homme. »



