Carnet d'un client : une veuve publie les liaisons de son mari
Carnet d'un client : la veuve publie les liaisons

Une veuve a décidé de publier « Carnet d'un client », le récit détaillé des liaisons de son mari, un écrivain, avec des travailleuses du sexe. Le texte, découvert après la mort de l'auteur, consigne vingt ans de passes et suscite un profond malaise dans le monde de l'édition. L'ouvrage, présenté comme l'un des livres de la rentrée littéraire, soulève de nombreuses questions éthiques et éditoriales.

La découverte après la mort

C'est la femme du « client », le mystérieux auteur du récit, qui a fait la découverte. Alors qu'elle mettait de l'ordre dans les papiers de son mari après sa mort, elle est tombée sur de très nombreuses fiches consignant ses passes avec des travailleuses du sexe. Dans son introduction à « Carnet d'un client », elle raconte : « Vers 1 heure du matin, un dernier coup d'œil au… » Le récit de cette étrange aventure éditoriale est signé Didier Jacob, publié le 13 septembre 2026.

Le texte est d'une précision clinique. L'auteur y décrit ses rencontres avec des prostituées, notant dates, lieux, tarifs et détails intimes. Une fiche mentionne par exemple : « Alicante – jeudi 15 novembre 2001 – 23h45 Top Sex [le nom du salon] » et le prénom de la fille : « Wendy (Brésil) ». La prostituée, une Brésilienne de Rio de 27 ans, officiait à Alicante, où se trouvait le « client ».

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Un récit cru et détaillé

Les passages rapportés par BibliObs sont d'un réalisme cru. On y lit : « Elle commence à baisotter la région testiculaire, avec une tranquille application. Elle branlotte aussi l'engin ». Plus loin, l'auteur décrit : « Wendy suce bien, sans précipitation, en adoptant un rythme régulier. [...] Elle tâte les bourses, aventure sa main plus bas et demande – si ça plaît là aussi… »

Le récit ne recule devant aucun détail : les « nichons » de Wendy se mettent à « faire les derviches tourneurs », plan sur les « belles fesses fermes bien tendues », zoom sur le « coït serein » avec « déclenchement d'une jolie éjaculation ». Le « client » se rhabille, règle les « 10 000 ptas », et note dans son carnet quelques détails factuels.

Des questions éthiques et éditoriales

La publication de ce texte soulève de nombreuses interrogations. Peut-on publier le récit intime d'un défunt sans le consentement de ses proches ? Quelle est la part de vérité et de fiction dans ces carnets ? Le malaise est d'autant plus grand que l'auteur est un écrivain reconnu, dont l'identité reste mystérieuse.

L'ouvrage, intitulé « Carnet d'un client », est présenté comme l'un des livres de la rentrée littéraire qui fait scandale. La veuve assume ce choix éditorial, en dépit des questions soulevées. L'affaire interroge le monde de l'édition sur les limites de la publication posthume et sur la responsabilité des éditeurs face à de tels textes.

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