Le retour de Céline Dion sur scène, samedi à la Plenitude Arena à Paris, a été salué par une large couverture médiatique internationale. Des envoyés spéciaux du monde entier étaient présents pour assister à la première date de la résidence de la star canadienne. La presse étrangère, du Québec à l'Italie en passant par la Belgique, le Royaume-Uni et les États-Unis, a livré des critiques enthousiastes, évoquant une « résurrection » artistique et une voix toujours captivante.
Un retour salué par la presse québécoise et belge
Au Québec, la première prestation de Céline Dion depuis plus de six ans a été suivie de près. Sophie Durocher, journaliste de TVA Nouvelles, s'enthousiasme : « On nous avait prédit : "Grandiose !". On nous avait promis : "Monumental !". Ça a été tout ça, et plus encore ». Elle note que « Céline est passée du bling de Vegas au chic de Paris. Et ça lui va très, très bien ». Et d'ajouter : « Quand elle a atteint "sa" note dans All By Myself, et qu'elle a jeté un regard complice à son directeur musical Scott Price, on a bien vu que Céline était fière d'elle. Et nous aussi ».
Pour Didier Zacharie du quotidien belge Le Soir, ce retour « s'apparentait à une résurrection. En tout cas artistique ». Le journaliste estime que la « diva » a « réussi son pari » et « ravi son public ».
Une voix « élégante au possible » selon la presse italienne et britannique
Le journaliste italien Andrea Conti, sur le site d'Il Fatto Quotidiano, qualifie Céline Dion de « force de la nature ». Il a trouvé le concert « spirituel » mais aussi « intense » et évoque « le coup de poing dans l'estomac » provoqué par « les émotions que l'artiste est parvenue à offrir avec sa voix gracieuse, élégante au possible, peut être moins puissante qu'avant mais toujours présente, captivante et charismatique ».
Outre-Manche, Alim Kheraj du Guardian estime que la voix de l'interprète d'On ne change pas n'est en rien affaiblie. « Quand elle en a besoin, comme sur Tout l'or des hommes, elle est toujours capable de sortir des notes puissantes », écrit-il.
Rien « d'avant-gardiste » mais un public conquis
Le Guardian note toutefois que « pour certains, son succès […] est incompréhensible et sa musique le comble de la mièvrerie et de la variété insipide ». Mais le journaliste rappelle que les 30 000 personnes présentes à la Plenitude Arena samedi ne l'entendaient pas de cette oreille. « Après tout, on ne s'attend pas à ce qu'un concert de Céline Dion ait quelque chose d'avant-gardiste », ajoute-t-il. Il a été particulièrement marqué par la manière dont la foule a entonné Pour que tu m'aimes encore : « le chant du public était si fort qu'il couvrait presque la voix de Dion ».
Une dimension spirituelle soulignée par la presse américaine
Elsa Keslassy, du site américain Variety, évoque « la scénographie très cinématographique » et « la dimension spirituelle » de ce concert. Elle décrit les intermèdes visuels comme « imprégnés d'imagerie biblique et évoquant un pèlerinage ». Même si la chanson ne faisait pas partie de la set list, ce spectacle avait donc tout l'air d'une prière païenne.



