Plusieurs artistes présents au Festival d'Avignon ont adressé une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, dénonçant les coupes budgétaires qui menacent le secteur culturel. Dans ce texte, ils affirment que « les coupes budgétaires nous obligent à crier tant il y a urgence ». La lettre, publiée le 13 juillet 2026, a été signée par une centaine de personnalités du théâtre, de la danse et de la musique.
Des coupes budgétaires jugées catastrophiques
Selon les signataires, les réductions budgétaires annoncées pour 2027 pourraient atteindre 15 % des crédits alloués au ministère de la Culture, soit une perte de près de 200 millions d'euros. « C'est une saignée sans précédent », déclare la metteuse en scène Julie Delpy, citée dans le texte. Les artistes estiment que ces coupes mettent en péril la création contemporaine et l'accès à la culture pour tous.
Un appel direct au président
La lettre, intitulée « Urgence culturelle », interpelle directement Emmanuel Macron : « Monsieur le Président, vous qui avez fait de la culture une priorité de votre premier mandat, comment justifiez-vous ces coupes drastiques ? » Les artistes rappellent que le Festival d'Avignon, créé en 1947, est un symbole de la décentralisation culturelle et un moteur économique pour la région. En 2025, le festival a généré 45 millions d'euros de retombées économiques, selon une étude de l'Office de tourisme d'Avignon.
Une mobilisation inédite
Cette initiative intervient alors que plusieurs festivals d'été, dont celui d'Avignon, ont vu leurs subventions réduites de 10 % en moyenne. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette asphyxie programmée », ajoute le chorégraphe Mourad Merzouki, également signataire. Les artistes appellent à une manifestation le 20 juillet devant le Palais des Papes, en marge du festival.
La réponse du gouvernement
Interrogé sur ces critiques, le ministère de la Culture a indiqué que les coupes budgétaires étaient nécessaires dans le cadre de la réduction du déficit public. « Nous comprenons l'inquiétude des artistes, mais nous devons faire des choix responsables », a déclaré une porte-parole. Cependant, les signataires estiment que la culture est sacrifiée sur l'autel de l'austérité, et demandent un rendez-vous avec le président pour discuter d'alternatives.



