Feria de Céret 2026 : Sanchez Vara triomphe, Solera impressionne
Feria de Céret 2026 : Sanchez Vara et Solera en vedette

La feria de Céret de 2026 restera dans les mémoires comme l'une des plus réussies, avec un lot exceptionnel de toros d'Escolar Gil en point d'orgue. Sanchez Vara s'est imposé comme le triomphateur de la feria, tandis que Maxime Solera a marqué les esprits avec la meilleure faena de sa carrière.

Une feria toriste de haut niveau

Toujours fidèle aux ganaderias encastées et exigeantes, Céret a une nouvelle fois passionné les aficionados pendant deux jours. La mise en valeur du tercio de piques et la rigueur de l'arène sont reconnues bien au-delà des Pyrénées, faisant de cette citadelle un lieu unique en France.

Samedi : Mario Vilau malchanceux et inefficace à l'épée

La première novillada, samedi, a laissé un goût amer avec le « seul contre quatre » de Mario Vilau, l'un des principaux espoirs de l'escalafon des novilleros. Face à un lot très sérieux en gabarit et en armures de Barcial et Partido de Resina, Vilau n'a pu combattre que trois toros. Son second adversaire, extrêmement faible, a été renvoyé au toril, puis un nouveau mouchoir vert a été sorti pour le remplaçant de Los Maños, qui s'est cassé une patte à son entrée en piste. Le règlement taurin ne prévoyant qu'un seul sobrero dans les arènes de deuxième catégorie, Vilau a reçu son premier et son dernier opposant « a porta gayola » et a construit trois faenas méritoires. Mais des échecs successifs avec les aciers ont réduit tout espoir de récompense.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Dimanche matin : Intérêt et bravoure des novillos

Dimanche matin, des novillos d'Isaias y Tulio Vasquez aux comportements variés ont offert un spectacle intéressant. La plupart ont démontré une bravoure notable à la pique, et le lot de Valentín Hoyos avait des qualités de noblesse lors de la faena. Le novillero portugais a séduit avec un toreo classique en passant les toros par le bas. Une oreille a logiquement primé son second combat après plusieurs séries profondes et une grande épée. Jesús de la Calzada a touché un premier novillo dangereux ; il a logiquement abrégé sa première faena après s'être fait attraper à deux reprises sur la corne droite, puis une troisième fois sur sa première tentative sur l'autre rive. Son second novillo était également exigeant, mais il est parvenu à tirer plusieurs séries méritoires avant de conclure d'une épée parfaitement positionnée.

Dimanche après-midi : Desafío et grand lot d'Escolar Gil

La seconde levée de « Céret de toros » a offert un desafío entre Saltillo et Dolores Aguirre. Un nouveau lot très armé, même si les deux derniers exemplaires de Dolores Aguirre donnaient plus une impression de volume que de sérieux. Les rencontres avec la cavalerie se sont multipliées exagérément (20 piques), et aucun toro ne s'est réellement employé en brave sous le fer. Sánchez Vara et Damián Castaño ont été honorés d'une vuelta. Le premier pour sa capacité aux banderilles, son rôle de chef de lidia et sa faculté à trouver des solutions. Le second a offert une première faena d'une profondeur impeccable en profitant de la noblesse de son Saltillo, puis s'est montré très valeureux lors d'une faena épique face à un Dolores Aguirre dangereux. Luis Gerpe a été très malchanceux en héritant d'un lot qui ne lui a laissé aucune option.

Mais le point d'orgue de cette feria a été la corrida de clôture avec un grand lot d'Escolar Gil, affichant une présentation digne de Madrid ou Pampelune. Cette corrida très sérieuse a été d'un intérêt de tous les instants, avec des toros complets dans les trois tercios. La plupart ont développé une bravoure importante à la pique et ont offert trois faenas de haut vol. L'aficion cérétane ne s'y est pas trompée en invitant à saluer le mayoral et le ganadero au terme de la corrida.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Sánchez Vara, la nouvelle coqueluche de Céret

On oubliera vite la prestation précautionneuse d'Antonio Ferrera, qui n'était pas disposé à relever le défi. Il est parti sous une bronca après avoir excessivement châtié son second Escolar Gil et en refusant de s'engager réellement. Sánchez Vara a une nouvelle fois brillé à Céret avec ses facultés reconnues à la cape et aux banderilles, où il a mis les arènes debout à deux reprises. Il a construit une excellente faena avec des séries profondes et par le bas sur les deux cornes du second brave de la corrida. Seul le descabello l'a privé d'une oreille. Mais il a fait face à un toro exceptionnel qui s'est employé férocement lors de ses quatre piques avant de démontrer une bravoure et une classe exquises dans le dernier tercio. Le public a copieusement sifflé la présidence pour avoir refusé une vuelta posthume amplement justifiée. Sánchez Vara a encore brillé aux banderilles (avec la suerte de la chaise dans des terrains compromis) avant de profiter de la grande noblesse de son second Escolar Gil. Il a multiplié les séries sur les deux rives avec des passes profondes exécutées au ralenti. Après une épée foudroyante, le maestro a été primé d'une oreille pour s'imposer comme la nouvelle coqueluche de Céret et succéder à Fernando Robleño dans le cœur de cette aficion.

La grande faena de Solera

Maxime Solera a été la satisfaction de cette corrida de clôture. Il a réalisé une faena technique et professionnelle à son premier toro, qui manquait de rythme et de race dans sa charge. Mais il a réalisé ensuite la meilleure faena de sa carrière face à un Escolar Gil qui a encore brillé face à la cavalerie. Le Catalan d'adoption a tiré la quintessence des qualités de noblesse et de classe de son toro pour multiplier les séries impeccables sur les deux rives, avec des passes profondes conduites par le bas au ralenti. Si les aciers l'ont privé de triomphe, Maxime Solera a prouvé qu'il était bien le pilier français des corridas toristes.

Les fiches des corridas

Samedi 11 juillet matin : Novillos de Barcial et Partido de Resina. Trois-quarts arènes. Mario Vilau : applaudissements, salut et salut.

Samedi 11 juillet après-midi : Toros de Saltillo et Dolores Aguirre. Sanchez Vara : salut et vuelta. Damian Castaño : salut et vuelta après avis. Luis Gerpe : silence après avis et silence.

Dimanche 12 juillet matin : Novillos de Isaïas y Tuliu Vasquez. Valentin Hoyos : salut et oreille. Jesus de la Calzada : salut et applaudissements après avis.

Dimanche 12 juillet après-midi : Toros d'Escolar Gil. Antonio Ferrera : silence et bronca. Sanchez Vara : vuelta et oreille. Maxime Solera : silence et vuelta après avis.