Du 20 au 24 juillet 2026, l'Université Paul-Valéry de Montpellier organise le 18e Congrès de la Société internationale de littérature courtoise. Cet événement majeur pour les spécialistes du Moyen Âge se déroule sur le site Saint-Charles et rassemble des chercheurs venus des quatre coins du globe autour du thème du « savoir courtois ».
Un rendez-vous quadriennal d'envergure mondiale
Le congrès, qui a lieu tous les quatre ans, réunit cette année des participants des États-Unis, du Canada, d'Espagne, d'Italie, de Suisse, du Royaume-Uni, de Chine et du Japon. Parmi les universités représentées figurent la Sorbonne, Gérone, Leeds, Oxford et Columbia. « Cela peut surprendre mais la littérature médiévale est, depuis longtemps, un champ de recherche très actif aux États-Unis et au Canada », souligne Mathias Sieffert, l'un des quatre enseignants-chercheurs de l'Université Paul-Valéry à la tête de l'organisation, avec Valérie Fasseur, Catherine Nicolas et Catherine Scubla, tous membres du Centre d'études médiévales de Montpellier (CEEM).
La littérature courtoise : un vaste corpus du XIe au XVe siècle
La littérature courtoise est définie comme étant « reliée de près ou de loin à la culture de cour au Moyen Âge. Poésie amoureuse, arts d'aimer, romans en vers, en prose, traités didactiques, textes allégoriques. Cette littérature est immense et s'étale sur une période allant du XIe au XVe siècle. Elle est principalement écrite en langue vernaculaire (français, occitan, anglais, italien, espagnol, suédois, néerlandais) mais entretient évidemment des liens étroits avec la grande langue européenne de l'époque : le latin », explique Mathias Sieffert.
Montpellier, un lieu symbolique pour ce congrès
« Le fait que ce congrès ait lieu à Montpellier a beaucoup de sens : berceau de l'occitan, liée à la cour d'Aragon, de France, elle fut aussi l'un des hauts lieux de savoir universitaire et médical. Montpellier était déjà, à la fin du Moyen Âge, une ville d'étudiants », rappelle le chercheur. À l'Université Paul-Valéry, le CEEM est « l'un des seuls laboratoires sur le Moyen Âge à réunir littéraires, historiens, musicologues et historiens de l'art », précise-t-il.



