Ping Zhang, le maître des sushis à Béziers
Ping Zhang, chef du restaurant japonais Osakaya à Béziers, est un véritable artiste de la cuisine nippone. Avec son épouse Claire, il a ouvert ce premier établissement japonais de la ville en 2010, situé au 12 avenue Saint-Saëns, non loin des Allées. Sa spécialité ? Des sushis, sashimis et makis qui ravissent les papilles des Biterrois depuis plus d'une décennie.
Un parcours atypique de Shanghai à Béziers
Rien ne prédestinait Ping Zhang à devenir un maître du sushi. Né et ayant grandi en Chine, sa passion initiale était l'art. "Depuis tout petit, j'aimais dessiner et peindre", confie-t-il. Après des études d'art, il travaille auprès d'un architecte d'intérieur à Shanghai avant de venir en France en 2007 pour perfectionner sa formation aux Beaux-arts de Marseille.
Pour financer ses études, il commence à travailler dans un restaurant japonais, où il découvre une véritable vocation. "C'est le coup de foudre", explique-t-il. Il se forme auprès de grands chefs japonais à Marseille et, trois ans plus tard, décide de se lancer à son compte. Le choix de Béziers s'impose : "Il n'y avait pas de restaurant japonais dans cette ville".
La consécration avec la ceinture noire de sushi
Depuis l'ouverture d'Osakaya, Ping Zhang n'a cessé de se perfectionner. En 2018, il devient champion de France de la découpe de poisson, puis vice-champion de France du sushi en 2019. Ces titres lui permettent d'intégrer l'équipe de France de sushis, composée de cinq grands chefs.
Il part ensuite à Tokyo pour un stage de deux semaines auprès d'un grand maître, avant de participer à la "World Cup Sushi", la coupe du monde de sushi. C'est là qu'il obtient la prestigieuse ceinture noire de sushi, un titre officiel réservé aux meilleurs maîtres ès sushis de la planète. Ses trophées sont fièrement exposés dans son restaurant.
Une cuisine créative et locale
Le chef propose des créations gastronomiques hautes en couleurs et en saveurs, comme les makis au foie gras avec saumon mi-cuit, avocat, sauce anguille et confiture de yuzu, ou les golden crispy sushi taï à base de daurade. Même les végétariens sont séduits par des délices élaborés à partir de produits végétaux.
Pour assurer l'authenticité, Ping Zhang utilise des poissons et légumes locaux, tandis que des ingrédients comme le konbu, les feuilles de bonite, le riz ou l'épice dashi sont livrés directement du Japon. Le décor du restaurant, conçu par l'architecte biterrois Patrick Abes, avec des tons taupe, jaune et bois, plonge les clients dans une ambiance calme et chic.
Informations pratiques
Osakaya propose un menu à l'ardoise tous les midis, comprenant une entrée, un plat et un café pour 25 euros. Pour réserver, contactez le 04 67 62 52 60. Une expérience gustative qui marque les mémoires, au point de rendre difficile le retour aux sushis de supermarché !



