La pâtissière nîmoise Léa Chiari a été désignée comme l’une des meilleures au monde par le guide La Liste, un classement international sélectif. Elle a reçu un Prix spécial Pâtisserie et boulangerie 2026, aux côtés de seulement trois boulangers, une chocolatière et un pâtissier en France. La remise des prix a eu lieu le 15 juin à Paris, aux Invalides, en présence des chefs Alain Ducasse et Pierre Hermé.
Une reconnaissance inattendue
Léa Chiari a appris la nouvelle par un mail intitulé « Confidentiel », lui demandant de garder le secret jusqu’au 15 juin. « Je ne sais pas si c’est un aboutissement mais c’est une reconnaissance incroyable, a-t-elle déclaré. On a ouvert il y a seulement cinq ans : nous sommes une petite structure avec quatre employés en laboratoire et une à la vente. » La Liste sélectionne les meilleures adresses à partir de 1 100 sources d’experts et de millions d’avis en ligne.
Une reconversion professionnelle réussie
Ancienne lycéenne de Daudet et maman de trois enfants, Léa Chiari s’est lancée à 34 ans dans une reconversion professionnelle après un Master de gestion et un premier emploi dans le secteur bancaire. « J’en ai eu ras le bol d’être dans un bureau. J’ai toujours eu la fibre artistique », confie-t-elle. Elle a obtenu un CAP pâtisserie à l’école Ducasse au Puy-en-Velay et a ouvert sa boutique en septembre 2021, avenue Franklin-Roosevelt, à deux pas des quais de la Fontaine.
Des spécialités créatives
Ses spécialités incluent les Fingers, des gourmandises à base de biscuit, des recettes traditionnelles revisitées et des trompe-l’œil esthétiques, imaginés à partir de produits de saison. Le prix a apporté une nouvelle visibilité : un reportage télévisé sur M6 et de nouveaux clients. « Cela prouve qu’il y a encore du travail à faire : pourtant je communique beaucoup, notamment sur les réseaux sociaux », ajoute-t-elle.
Bientôt une deuxième boutique
Dès cette semaine, Léa Chiari visite des locaux vides au cœur de l’Écusson pour ouvrir une deuxième boutique d’ici la fin de l’année. « Ce sera un projet différent de celui de l’avenue Roosevelt. On resterait sur de la pâtisserie, avec également une offre gourmande salée et un espace salon de thé afin que les clients puissent déguster les produits sur place. On y proposera également nos cours de formation pour adultes et enfants. Jusque-là nous les faisions dans un local de la Chambre des métiers, mais cela n’est plus possible car les prix de location ont triplé. Or nous avons une demande énorme », explique-t-elle. « J’adore transmettre », conclut la jeune femme.



