Échecs : le Festival Apogée débute à Caissargues avec 90 joueurs
Festival d'échecs Apogée : 90 joueurs à Caissargues

La première édition du Festival international d'échecs Apogée a débuté ce samedi 22 août à l'espace Saint-Exupéry de Caissargues. Pendant neuf jours, les 90 compétiteurs venus d'une dizaine de pays différents s'affronteront. Les pièces sont placées avec minutie sur les échiquiers. Les pendules sont réglées à la seconde près avant que les joueurs puissent débuter leur partie. Dans le silence, les premiers coups du Festival Apogée sont donnés ce samedi 22 août à 14 h 30.

Un tournoi international au système suisse

La première édition du festival international d'échecs est accueillie à l'espace Saint-Exupéry de Caissargues. Jusqu'au 30 août, 90 participants venus de différents pays vont s'affronter à Nîmes, Caissargues et au Pont-du-Gard, lors de ce tournoi organisé par le Caissargues Chess Club, présidé par Silvia Alexeiva. Sur les tables, les mêmes 64 cases pour tous, mais pas le même niveau de jeu. Ceux qui jouent avec les blancs ont souvent l'avantage. Après un bref discours de Bruno Mangin, aux côtés des représentants de la Région, de la mairie de Nîmes et de Caissargues, le tournoi débute selon un système suisse. Tous les joueurs commencent le premier round avec zéro point.

« Aux échecs, si l'on perd, on a zéro point. Le match nul donne un demi-point, et la victoire permet au joueur de gagner un point », explique Bruno Mangin, coorganisateur et membre du Caissargues Chess Club.

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Un sport intergénérationnel

Deux salles accueillent les compétiteurs. Au premier étage, les joueurs affichant un classement Elo inférieur à 2 000 s'affrontent dans une tension palpable. « Les échecs sont le seul sport où des enfants peuvent jouer contre des adultes sans problème. Parfois c'est très impressionnant », confie Marie Rudyana, arbitre depuis 4 ans. Le silence et la concentration sont omniprésents. Seuls les va-et-vient des joueurs, surtout des plus jeunes, viennent ponctuellement troubler cette ambiance studieuse.

Les trois plus jeunes du tournoi ont 8 ans. Solal vient tout juste de terminer sa partie. « Mon adversaire avait les blancs. Il a commencé par gagner avec l'ouverture. Je ne connaissais pas son jeu. Il a bien joué. J'ai perdu avec un pion en moins », reconnaît-il. De son côté, César revient avec une victoire. « J'ai 1 399 Elo, et j'ai battu un adversaire de 1 645 Elo. Il était trop focalisé sur son attaque et ne s'est pas concentré sur la mienne », s'enthousiasme le garçon de 8 ans également.

Une dizaine de nationalités représentées

Au rez-de-chaussée, le niveau monte d'un cran. Canada, Kazakhstan, Inde, Pérou, Géorgie… Une dizaine de nationalités sont représentées pour cette première édition internationale. Les joueurs de l'Open A affichent des classements supérieurs à 1 900 Elo. Le plus jeune de la salle, un Canadien de 9 ans. Derrière lui, Manon Schippke, membre de l'équipe de France avec 2 251 Elo, affronte la Française Ameli Poghosyan. Quelques rangs plus loin, forte de 2 347 Elo et de sept titres de championne de France, Sophie Millet rencontre le Russe Reshat Asanov.

Sur chaque table, le même rituel. Les participants ont 1 h 30 pour jouer 40 coups puis 30 minutes supplémentaires pour finir leur partie. À chaque coup seront ajoutées 30 secondes à leur pendule. Les affrontements peuvent durer jusqu'à six heures dans les plus rares des cas. Les parties se disputeront pendant huit jours. Le gagnant du tournoi recevra un prix de 26 000 €, quel que soit son genre.

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