Un verre de cognac vendu 11 400 euros à Londres : l'histoire derrière le record
Cognac à 11 400 euros le verre : l'histoire du record

Un verre de cognac à 11 400 euros : le record mondial établi à Londres

Le 21 mars 2017, une transaction insolite a eu lieu dans un bar londonien branché. Pour la modique somme de 10 014 livres sterling, soit plus de 11 400 euros, une cliente a acquis et consommé 4 centilitres d'un cognac d'exception. Cette vente, dûment homologuée par le Guinness World Records, représente le verre d'alcool le plus cher jamais vendu. Loin des promotions des hard-discounters, ce nectar appartient à un univers où le luxe rencontre l'exceptionnel.

Le cadre et les protagonistes de cette vente historique

L'établissement où s'est déroulée cette transaction n'est autre que le Hyde Kensington, un café réputé situé dans un quartier chic et très français de la capitale britannique. La consommatrice fortunée s'appelle Ranjeeta Dutt McGroarty, dirigeante de la société Trinity Natural Gas Private, fondée en Inde. Si son goût pour les produits de luxe est évident, Christophe Fillioux, responsable de la maison Jean Fillioux, précise qu'elle est également engagée dans des projets humanitaires.

Une dépense futile ? L'angle caritatif méconnu

Contrairement à ce que pourraient laisser penser les apparences, cette dépense phénoménale n'est pas entièrement vaine. En effet, l'intégralité des 10 014 livres sterling a été reversée à l'association caritative anglaise Global's Make Some Noise, qui œuvre en faveur des enfants défavorisés à travers le monde. Cette information cruciale, souvent omise par les médias ayant relayé l'événement, a été confirmée par la maison Jean Fillioux elle-même.

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Le breuvage d'exception : un cognac aux origines prestigieuses

Le cognac en question porte la marque "Rome de Bellegarde", mais il s'agit en réalité d'un assemblage précieux créé par la maison Jean Fillioux. Contrairement à certaines informations erronées diffusées, cet assemblage n'est pas le premier réalisé par le fondateur en 1894. Il a été créé dans les années 2000 par Pascal Fillioux sous le nom "1894, l'éveil des sens".

Christophe Fillioux explique : "Ce n'est pas un millésime mais le nec plus ultra de notre gamme. Mon père avait retenu et marié les plus belles eaux-de-vie de notre stock, comme un hommage à trois générations de maîtres de chai." Seules 101 carafes en cristal de cette cuvée ont été produites, dont une trentaine ont été remplies et vendues, principalement en Ukraine.

Les acteurs clés et la genèse de cette vente

Outre Ranjeeta Dutt McGroarty, un Britannique nommé David Smeralda a joué un rôle déterminant. Travaillant dans l'univers du luxe, il souhaitait proposer un cognac d'exception à sa clientèle et s'est tourné vers la maison Fillioux. Trois carafes d'un litre, estampillées "Rome de Bellegarde" mais portant également la mention Jean Fillioux, ont été commandées et livrées à Londres. Il reste 67 carafes à remplir, conservées dans les chais de Julliac-le-Coq en Charente.

Qualités gustatives et modération recommandée

Une note de dégustation datant des années 2000 décrit ce cognac comme offrant au nez des "notes de pruneau cuit, de fruits compotés et de tarte tatin". En bouche, il révélerait des arômes de "fleur d'oranger, fruits confits, réglisse, noisette grillée, café torréfié, vieux cuir et boîte à cigares". À un tel prix, la consommation avec modération s'impose d'elle-même.

Cette anecdote, qui a enflammé les réseaux sociaux en 2017, illustre parfaitement comment un acte de consommation ostentatoire peut, contre toute attente, servir une cause noble. Elle met également en lumière le savoir-faire ancestral des maisons de cognac et la rareté de certains assemblages d'exception.

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