À l'occasion d'une exposition singulière, l'artiste Romuald Jandolo dévoile ses cagoules à facettes, des œuvres qui interrogent la notion d'identité et le rapport à la nuit. Ces pièces, à la croisée de l'artisanat et de l'art contemporain, sont le fruit d'un travail minutieux de couture et de réflexion.
Un travail artisanal et symbolique
Chaque cagoule est confectionnée à la main, avec des matériaux soigneusement choisis. Les facettes, souvent en tissu ou en cuir, créent des jeux de lumière et d'ombre, évoquant la fragmentation de l'identité dans l'obscurité. Jandolo explique que ces œuvres sont nées d'une volonté de "recoudre la nuit", de donner une forme tangible à ce qui est invisible et protéiforme.
Une réflexion sur l'anonymat
La cagoule, souvent associée à l'anonymat ou à la dissimulation, devient ici un objet esthétique et poétique. L'artiste explore comment le vêtement peut à la fois cacher et révéler, protège et expose. Les facettes, comme des miroirs brisés, renvoient une image fragmentée de celui qui la porte, invitant le spectateur à une introspection.
L'exposition
L'exposition, intitulée "Recoudre la nuit", se tient dans une galerie parisienne. Elle présente une série de cagoules, chacune unique, ainsi que des installations qui prolongent cette réflexion. Le public est invité à déambuler parmi ces œuvres, à toucher du regard les textures et à se laisser envelopper par l'atmosphère crépusculaire.
Romuald Jandolo, dont le travail mêle art textile et sculpture, est reconnu pour sa capacité à transformer des objets du quotidien en pièces d'art chargées de sens. Avec cette exposition, il confirme son talent à faire dialoguer tradition artisanale et questionnements contemporains.



