Le collectif Lùvia insuffle une nouvelle énergie festive au Gard rhodanien
Derrière le collectif Lùvia se cachent sept amis, âgés de 26 à 28 ans, originaires d'Orsan, Laudun-l'Ardoise, Gaujac et Bagnols-sur-Cèze. Unis par une passion commune pour la musique électronique, ils ont décidé de réveiller le secteur en créant des événements festifs là où il n'y en avait peu ou pas.
Des débuts prometteurs et une ambition grandissante
Depuis un an et demi, Doran, Zéa, Samuel, Tristan, Amandine, Hugo et Manu travaillent ensemble pour organiser des soirées. Leur première réussite a eu lieu à la Guinguette de Cornillon en septembre dernier, suivie d'une seconde date en janvier à Saint-Paul-les-Fonts. "On apprend plein de trucs", confie Zéa, soulignant l'aspect entrepreneurial de leur aventure.
Le collectif mise sur la convivialité et le partage, avec une jauge limitée à environ 350 personnes pour garder une échelle humaine. Leur prochain événement se tiendra le 18 avril sur la place Mallet à Bagnols-sur-Cèze, en partenariat avec les Estivales du Gub, où quatre DJs animeront la soirée jusqu'à 1 heure du matin.
Un tremplin pour les artistes locaux et au-delà
Parmi les membres, trois sont DJs et voient dans Lùvia un tremplin professionnel. Doran, alias Dodz, explique : "Cela nous offre des opportunités et nous sert de vitrine." Le collectif prépare également une date importante le 27 juin à la 16 Guinguette à Chusclan, avec des artistes invités de Lyon, de Corse et de Montpellier.
Amandine ajoute : "On aimerait organiser trois à quatre dates par an, en évitant l'été pour ne pas concurrencer les fêtes locales." Leur objectif est de se professionnaliser tout en restant ancrés dans le territoire, avec des projets innovants prévus pour 2027.
Une réponse à une demande locale forte
Les membres du collectif ont constaté que de nombreux habitants du Gard rhodanien se déplaçaient à Avignon, Nîmes ou Montpellier pour profiter de soirées électro. "Il fallait créer ce genre d'événements ici", insiste Amandine. Malgré des difficultés initiales pour trouver des lieux, leur persévérance a porté ses fruits, rencontrant un engouement croissant.
Hugo résume : "On est fiers de voir l'enthousiasme que cela génère." Avec des tarifs accessibles, comme 10 euros pour la soirée du 18 avril, Lùvia souhaite démocratiser l'accès à la musique électronique et renforcer les liens communautaires dans la région.



