Festival polynésien à Villeveyrac : culture et traditions
Festival polynésien à Villeveyrac : culture et traditions

Depuis vendredi et jusqu'à dimanche soir, Villeveyrac vit au rythme de son premier festival polynésien. Une vingtaine d'artisans, tatoueurs et danseurs venus de toute la France partagent la culture du Pacifique sur la place du Marché aux raisins et dans la salle des fêtes.

Une immersion culturelle sans décalage horaire

Ce samedi après-midi, un groupe de musiciens polynésiens anime la place, attirant les curieux à l'ombre. Telo, originaire de Wallis-et-Futuna mais installé à Nice, tient un stand gastronomique et n'hésite pas à saisir le micro pour accompagner les musiciens avec un chant wallisien. Sa voix douce et puissante convainc les stands voisins de se joindre à la chansonnette. « On chante beaucoup l'amour mais aussi la paix, la vie », savoure-t-il.

Vickie, venue de Châlons-en-Champagne, milite pour faire vivre l'identité polynésienne. « Les gens ne connaissent que nos plages, notre soleil. Mais le Pacifique, c'est très vaste », explique-t-elle. Les visiteurs, souvent vêtus de chemises hawaïennes, peuvent découvrir des colliers en dents de requin, du porc au caramel ou encore des massages tahitiens.

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Le tatouage, un rite de passage

Dans la salle des fêtes, une dizaine de tatoueurs ont installé leurs stands. Takanoa, tatoueur toulousain, est concentré sur l'épaule de Liciana, une Villeveyracoise de 22 ans. « J'ai toujours trouvé ce style magnifique. Dès que j'ai su qu'il y avait ce festival, j'ai sauté sur l'occasion », raconte-t-elle. Elle a choisi une fleur de lys, une tortue de mer et des motifs polynésiens. Takanoa lui a expliqué leur signification : « La tortue symbolise la protection, la famille. Elle fait aussi référence au voyage. Je lui ai fait la pointe de la lance, c'est la force, le courage et la persévérance. »

En Polynésie, le tatouage représente un rite de passage de l'adolescence à l'âge adulte. « On veut partager ça avec des gens qui sont sensibles à notre art », souligne le tatoueur wallisien. Parmi les stands, on croise aussi Alex Tulou, ancien joueur du MHR et de la sélection néo-zélandaise de rugby à 7, venu représenter sa boutique « Rugby Store ». « Je suis là pour supporter la communauté des îles. C'est important pour notre culture d'être solidaire. On est partout, mais jamais au même endroit », confie-t-il.

Un soamako improvisé

En fin d'après-midi, Telo et Vickie quittent leur stand pour lancer un soamako, la danse traditionnelle de Wallis-et-Futuna. Au départ une petite dizaine, la troupe de danseurs double rapidement. On fléchit les appuis, on grandit le poing, sur le rythme des cris. Les générations se mélangent, tous affichent un grand sourire. Les visiteurs se rassemblent, sortent les téléphones, tapent du pied.

« On danse avec le cœur, le respect et le pardon », apprécie Telo après une pluie d'applaudissements. « Les chants, la danse, ce sont des moments de bonheur où l'on peut se retrouver. » L'association sportive et culturelle de Wallis-et-Futuna s'attend à voir l'affluence croître au fil des heures, comme la veille. Ce dimanche 9 août sera la dernière journée pour (re)découvrir la culture du Pacifique.

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