Le Festival du Film Taurin de Saint-Geniès-de-Malgloirès lance la saison camarguaise avec éclat
Du 20 au 22 février, le Festival du Film Taurin de Saint-Geniès-de-Malgloirès propose une immersion dans la Camargue et ses traditions à travers des projections cinématographiques. Cet événement, devenu une institution en trois décennies, attire des centaines de spectateurs et marque le coup d'envoi de la saison taurine, précédant même l'abrivado des plages du Grau-du-Roi.
Un programme riche et gratuit pour tous les passionnés
Le festival, dont c'est la 28e édition, offre un week-end complet d'activités gratuites. François de Luca, fondateur de l'événement, souligne son public diversifié, venant de quatre départements (Gard, Hérault, Vaucluse, Bouches-du-Rhône) et au-delà, avec des visiteurs de Belgique et même de Londres. Pour accommoder cette affluence, une salle supplémentaire est ouverte cette année.
Le programme inclut :
- Vendredi 20 février : Abrivade Lou Simbeu, ouverture du festival avec hommage à Bernard et Basile, et projection de films comme Candillargues : la Mecque des encierros et La bête mystérieuse.
- Samedi 21 février : Déjeuner offert, abrivades, course de vaches, apéro musical avec Ricoune, et projections de films tels que L'attribut et Gladiateur d'un jour.
- Dimanche 22 février : Déjeuner, abrivades, apéro musical, one man show d'Anthony Joubert, et projections de films comme Cris du cœur et Une fratrie au cœur de l'arène.
Un succès immédiat et durable grâce à l'innovation
François de Luca exprime sa surprise face au succès du festival, qui a débuté il y a 28 ans comme une simple soirée de projection. "Je n'aurais jamais pensé que cela durerait 28 ans !" dit-il. L'événement s'est adapté aux nouvelles technologies, y compris l'intelligence artificielle, et propose non seulement des films mais aussi des spectacles visuels sur scène.
Durant la saison taurine, une équipe de passionnés filme les fêtes votives et courses camarguaises, produisant des documentaires, portraits et ambiances immersives. Des films originaux sont également réalisés, comme celui sur Joachim Cadenas, vainqueur du trophée des As, ou Bohémien, élu Biou d'Or 2025.
Une collection d'archives iconographiques unique au monde
L'association possède la plus grande collection d'images de la Camargue, avec plus de 700 films et des milliers d'heures de rushes, dont certains datent des années 1900, comme des œuvres des Frères Lumière ou de Joë Hamman. Un travail de numérisation est effectué pour préserver cette mémoire, passant du Super 8 au numérique et maintenant à l'IA.
François de Luca diffuse aussi des films de réalisateurs étrangers, offrant un regard extérieur sur la Camargue. "Ce sont souvent des films un peu clichés, mais ce regard est très intéressant", explique-t-il.
Une affluence record et des défis financiers
Le festival attire des passionnés qui arrivent en avance pour assurer leur place, soutenus par des artistes comme Ricoune et Anthony Joubert pour l'ambiance. Le retour des abrivades, après les interdictions liées à la dermatose nodulaire bovine, est très attendu. Les publications sur les réseaux sociaux ont dépassé 600 000 vues, témoignant de l'engouement.
Cependant, François de Luca note la réduction des subventions. "Il pourra y avoir une participation au chapeau cette année, mais nous tenons à la gratuité tant que possible", conclut-il. Une restauration sur place est proposée, avec 600 repas servis l'an passé.



