La Feria d'Alès 2026 dévoile ses cartels : une édition réfléchie face aux défis
Feria d'Alès 2026 : cartels dévoilés pour une édition adaptée

La Feria d'Alès 2026 : une édition mûrement réfléchie face aux contraintes

La soirée de présentation des cartels de la Feria de l'Ascension, qui se tiendra du 13 au 17 mai 2026 dans les arènes du Tempéras à Alès, a eu lieu jeudi 5 mars à l'espace Cazot. Cet événement tant attendu par les aficionados a permis de dévoiler une programmation adaptée aux réalités économiques et administratives actuelles.

Un contexte difficile pour les éleveurs et les organisateurs

Didier Cabanis, délégataire des arènes du Tempéras, a insisté sur le sens profond de cette feria, notamment après "des mois difficiles" pour les éleveurs, marqués par la dermatose nodulaire et des conditions climatiques défavorables. "Être éleveur aujourd'hui, c'est tenir bon. C'est un savoir-faire, une culture, une identité", a-t-il déclaré, soulignant le rôle de la feria comme tribune pour la Camargue.

Ysabelle Castor, conseillère municipale et présidente de la commission taurine, a planté le décor en évoquant les difficultés croissantes : "C'est de plus en plus difficile d'organiser de tels événements à cause des contraintes financières et administratives. Si le public ne suit pas, petit à petit ça s'arrêtera..."

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une seule corrida mais de qualité

La principale annonce de la soirée concerne la réduction du nombre de corridas : une seule sera organisée cette année, le samedi 16 mai à 11 heures, contre deux précédemment. "Nous avons souhaité construire une belle journée le samedi", a expliqué Manon Ribard, l'une des empresas, en parlant d'un "choix clair et réfléchi".

Cette corrida unique promet cependant d'être de qualité avec six toros français issus de deux ganaderias prestigieuses : Curé de Valverde et Robert Margé. Le chef de lidia sera l'Espagnol Sanchez Vara, "qui ne déçoit jamais" selon Didier Cabanis, accompagné de deux toreros français : Carlos Olsina, triomphateur de l'an dernier, et El Rafi qui effectue son retour.

Une affiche signée par un artiste taurin contemporain

Comme le veut la tradition, la soirée a également été l'occasion de dévoiler l'affiche officielle de la feria, confiée cette année à Julien Servy, artiste plasticien nîmois décrit comme "un artiste incontournable de l'art taurin contemporain" par Frédéric Fabre, président de course.

L'artiste a expliqué avoir "travaillé cette affiche comme un jeu de cartes" dans un style néo-rétro, y mettant "tout [son] cœur" et beaucoup de couleurs. Le maire Christophe Rivenq a salué cette initiative : "C'est important de défendre cette tradition. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas ! La culture taurine fait partie des traditions."

Animations et traditions pour tous les publics

La programmation de la feria comprend plusieurs temps forts destinés à divers publics :

  • La Feria des enfants le mercredi après-midi avec "Le patio des pitchouns" proposant initiations, ateliers pédagogiques et rencontres avec les acteurs du monde taurin.
  • Les toro-piscines le jeudi soir et le dimanche après-midi, événements décrits comme "toujours populaires" par Didier Cabanis.
  • La "Soirée alésienne des gardians" le vendredi à 21h30, hommage aux traditions camarguaises avec démonstrations équestres et épreuves inspirées du travail en manade.
  • Un desafio des terroirs samedi après-midi opposant deux erales de la ganaderia Barcelo à deux autres de La Suerte, avec deux novilleros à la cape : le jeune Matias et Rémy Asensio.

Courses camarguaises et perspectives

Les courses camarguaises ne seront pas en reste avec le Trophée des As le 14 mai et le Trophée de l'Avenir le 15 mai, mettant en scène quatorze élevages et des raseteurs expérimentés comme Amaury Cadenas et Emeric Assenat.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Renaud Vinuesa, troisième administrateur, a exprimé l'espoir que la Soirée des gardians, déjà populaire à Nîmes, Arles et Lunel, "pérennisera" à Alès. Le maire Christophe Rivenq a conclu en souhaitant "une belle feria, en espérant que les arènes seront pleines", rappelant l'importance du soutien du public pour la survie de ces traditions.