Un bal costumé du XVIIIe siècle enchante le château Saint-Marcel de Boé
Bal costumé du XVIIIe siècle au château Saint-Marcel

Un voyage dans le temps réussi au château Saint-Marcel

Samedi soir, le château Saint-Marcel de Boé a effectué un bond spectaculaire de 250 à 300 ans dans le passé. L'équipe du musée des Beaux-Arts d'Agen a eu l'excellente idée d'organiser un bal costumé en parfaite harmonie avec l'exposition sur les Lumières en Agenais, actuellement visible dans l'église des Jacobins. Le concept a immédiatement séduit le public, avec cinquante places affichant complet bien avant l'événement.

Des costumes d'époque d'une authenticité remarquable

Contrairement aux attentes de simples accessoires comme des perruques ou des vestes, les convives ont dépassé toutes les espérances en arrivant vêtus de magnifiques tenues du XVIIIe siècle. La quasi-totalité des invités se sont présentés habillés de pied en cap, arborant des costumes et des coiffures Louis XVI éblouissants. Cette élégance sobre tranchait avec les habits plus engoncés de l'époque de Louis XIV, créant une symbiose parfaite avec le cadre enchanteur du château Saint-Marcel.

Nathalie Lacroix, l'une des animatrices du musée, a souligné cette différence : « Là, c'est plus sobre mais plus élégant, avec des robes et des hauts allégés pour les femmes ». Les costumes ont été dénichés auprès de costumiers locaux renommés, comme Dame Valérianne à Agen, démontrant un véritable engagement des participants envers l'authenticité historique.

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Des participants aux motivations variées

Parmi les convives, Cécile a célébré son anniversaire de façon originale : « Mes copines m'ont loué ce costume pour célébrer ça de façon rétro, entre filles ». Magda Beatriz, guide touristique à Clairac, incarnait quant à elle la comtesse de Marcellus : « L'histoire de France me passionne et je veux rendre hommage à nos Lot-et-Garonnais. Ce costume, c'est mon homme qui me l'a offert il y a deux ans… pour la Saint-Valentin ».

L'art de la danse historique enseigné avec passion

Dans un coin du salon, une demi-douzaine de danseurs de l'association girondine Bal d'Antan attendaient les invités, prêts à les initier aux danses d'époque. Yana, la maîtresse de ballet de l'équipe, a rapidement pris les rênes pour guider les apprentis danseurs. « Je choisis des danses plutôt faciles. Quand on évoque les XVIIe et XVIIIe siècles, il s'agit surtout de danses baroques : menuet, courante, gavotte, chaconne, très techniques, que seule la noblesse maîtrise. Nous allons ici surtout apprendre des contredanses, qui viennent de l'anglais country dance. Tout le monde peut participer et l'objectif, c'est bien de faire danser les gens », a-t-elle expliqué.

Une soirée de rires et d'apprentissage

Sans laisser le temps aux invités de faire tapisserie, Yana a réuni cavaliers et cavalières en couples pour leurs premiers pas. Les débutants se sont quelque peu emmêlés les pinceaux lors des changements de partenaires ou des figures complexes, déclenchant des fous rires lorsqu'ils se retrouvaient nez à nez ou devaient sautiller. Malgré ces moments cocasses, la plupart des participants se sont admirablement débrouillés, donnant au bal une allure des plus réussies.

Un cadre gastronomique pour reprendre des forces

Pour reprendre des forces entre deux danses, les convives ont pu déguster une délicieuse rémoulade de saumon, des madeleines de Commercy et du pain suédois. Comme Cendrillon, ils ont dansé jusqu'à minuit, profitant pleinement de cette expérience temporelle exceptionnelle. Personne n'a regretté cette Saint-Valentin particulière, les yeux dans les yeux avec sa compagne ou son compagnon : il n'est pas donné à tous de voyager ainsi dans le temps.

Les éventails, ustensiles indispensables pour les danseuses de l'époque, ont complété cette immersion historique réussie, faisant de cette soirée un souvenir mémorable pour tous les participants.

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