Le 21 mai 2007, Laurent Voulzy était sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz, au Pays basque. Cet artiste inusable a conquis les 1 200 personnes venues l'écouter pendant 2 heures et 40 minutes de concert. Plongeons dans les archives avec l'article paru à l'époque.
Un concert exceptionnel à Biarritz
Entre vraie nostalgie et saine alchimie avec le public, Laurent Voulzy a envoûté la Gare du Midi, dimanche soir, à l'issue d'un concert exceptionnel, sans aucun doute le meilleur organisé cette année à Biarritz. Il faut dire que l'artiste évoluait sur du velours dans le cadre feutré de la Gare du Midi, après avoir rempli durant une semaine l'Olympia à Paris.
Un spectacle rodé
Son dernier spectacle, qui surfait sur le succès de l'album La Septième Vague (deuxième disque le plus vendu en 2006), était parfaitement rodé : jeux de lumières, décor de plage, arrangements musicaux, son, tout était nickel. Même la voix de Laurent Voulzy, qui par le passé lui avait causé quelques soucis de justesse, était au diapason de son épatant quatuor musical, tous excellents chanteurs.
Une ambiance intimiste
Dans cette salle intimiste, l'ami Voulzy n'avait pas besoin de forcer sa voix. Il était dans le ton, chaud et chaleureux, en début de concert, avec des ballades comme Le soleil donne, Le rêve du pêcheur, My song of you, et des reprises telles que La Madrague de Brigitte Bardot ou Yesterday Once More des Carpenter, qui sonnaient justes.
40 minutes de Rockollection
À chaque morceau, ou presque, Lolo Voulzy changeait de guitare tandis que ses musiciens passaient sans souci d'un instrument à l'autre. Mention spéciale au Bayonnais Fred Gaillardet aux claviers, une pointure, un touche-à-tout qui a joué avec Sinclair ou le trompettiste Eric Le Lann, et qui, avec Voulzy, utilisait des samples de belle tenue sur des tubes anglo-saxons réorchestrés à la sauce voulzyenne.
L'intimité et la complicité avec le public, si chères à l'artiste, se renforçaient au fil du concert (inusable Karin Redinger) pour gagner en intensité sur Amélie Colbert aux sonorités antillaises. La salle se leva et resta debout jusqu'à la fin du spectacle, terminé (avant le double rappel) par une version de Rockollection d'anthologie où l'on découvrait de nouvelles reprises (Alan Stivell, Police, AC/DC, Blondie). Le tube durait 40 minutes et le public ne savait plus où donner de la tête.
Un final émouvant
Belle-Île en mer (élue meilleure chanson des années 1980) calma tout le monde, puis après avoir accompagné à la guitare ses musiciens vers la sortie, il termina avec La fille d'avril. Seul, face à la foule, visiblement ému par tant de simplicité, de talent et de sincérité. Les recettes d'un succès sur lequel navigue Laurent Voulzy depuis plus de 30 ans.
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