Du 27 juillet au 7 août, le Biarritz Piano Festival revient pour sa 17e édition. Cette année, un concert de gala, réunissant la Géorgienne Irma Gigani et le Français Mark Priore, donnera un avant-goût de l'événement, le jeudi 28 mai à 20 heures, au salon des ambassadeurs du Casino de Biarritz.
Un avant-goût du festival
Après avoir lancé, il y a cinq ans, le Biarritz Piano Miniature, un rendez-vous dédié au jeune public, le musicien et compositeur Thomas Valverde, organisateur de l'événement, propose cette année un avant-goût du festival à l'occasion d'un concert organisé jeudi 28 mai, à 20 heures au Casino de Biarritz. Il réunira la pianiste géorgienne Irma Gigani et le Français Mark Priore. La billetterie pour les deux événements est ouverte.
Pourquoi un gala ?
Thomas Valverde explique : « C'est une manière d'ancrer le festival dans l'année, comme un relais entre le Biarritz Piano Miniature, en mars, qui est un rendez-vous pour les enfants, et le Biarritz Piano Festival. Il y avait cette envie de créer un nouveau rendez-vous autour du piano, avec toujours ce souhait de partager la musique face à l'océan, d'où le choix du Salon des Ambassadeurs du Casino, qui surplombe la Grande Plage. C'est aussi un concert qui donne un aperçu de la direction artistique du festival. »
La première partie accueille Irma Gigani, une virtuose à la personnalité très forte, qui jouera des œuvres de Frédéric Chopin, Alexandre Scriabine et Sergueï Rachmaninov, dans une veine néoromantique très passionnée. En deuxième partie, changement d'univers avec le trio de Mark Priore, figure de cette nouvelle scène jazz en ébullition, avec un langage très actuel, moderne et ambitieux.
Un concert pour tous
À la question de savoir à quel public s'adresse ce gala, Thomas Valverde répond : « Oui, tout à fait. La musique romantique d'Irma Gigani est une musique de sentiment, universelle. Ce sont des chefs-d'œuvre qui ont traversé les âges, et n'importe quel public peut être sensible à cela. Avec Mark Priore, on est dans une musique toujours renouvelée, pleine de fougue et de vitalité. Il fait partie de cette génération qui crée des ponts entre le jazz, l'improvisation et les musiques actuelles, et qui a reconnecté avec un public plus jeune. Avec le festival on cherche justement à toucher un public éclectique. Ce n'est pas un festival de musique classique : on traverse tout le répertoire, du classique jusqu'à l'électronique. »
L'ADN du festival
Thomas Valverde définit l'ADN du festival comme « grand public. La musique classique n'est pas réservée à une élite, mais à tous ceux qui ont la chance de la découvrir. Il y a aussi cette idée qu'il n'existe pas de frontière entre les genres. On investit différents lieux de la ville : la salle emblématique de la Rotonde, au Bellevue, avec cette atmosphère très particulière face à l'océan, mais aussi des espaces extérieurs comme le phare ou la Côte des Basques, où le piano est installé juste avant le sable, au milieu des gens qui reviennent de la plage. On renouvelle aussi le Piano Sunset sur le toit de la Cité de l'océan, qui avait été un temps fort l'an dernier. La nouveauté, c'est un concert au skatepark de la zone d'Iraty, avec une mise en scène particulière. Depuis qu'on développe ces formats en extérieur, la notoriété du festival et la diversité du public ont beaucoup grandi. Notre mantra, c'est de jouer le plus possible face à l'océan, tout en ayant une ambition artistique forte, avec des musiciens parmi les meilleurs de la scène française et internationale. »
La programmation
La programmation se construit « beaucoup au coup de cœur, à l'envie de mettre en avant des artistes. J'écoute des musiques très différentes, ce qui donne naturellement envie d'effacer les frontières entre les genres. On travaille aussi beaucoup sur le rythme du festival, pour proposer des expériences variées. Il y a une pré-ouverture le 26 juillet à la Côte des Basques avec Zsigmond Gerlóczy, un jeune poète moderne extraordinaire. Le lendemain, ce sera la grande ouverture avec Katia et Marielle Labèque, natives du Pays basque et stars mondiales du piano. Puis, je jouerai au skatepark d'Iraty. L'expérience au Bellevue est très intense, avec une concentration presque électrique : quand les musiciens arrivent, on n'entend plus une mouche voler. Les concerts en extérieur sont plus détendus, avec un bar, le paysage, cette atmosphère un peu envoûtante. Ce rythme et cette diversité sont essentiels dans la construction du festival. »
Programme et billetterie sur biarritzpianofestival.com.



