Zoo Art Show à La Défense : l'expo street-art prolongée jusqu'à fin 2026
Street-art : Zoo Art Show prolongé à La Défense

« C’était magique, totalement bluffant… » Raphaëlle et ses deux enfants s’apprêtent à quitter ce bâtiment de la place de La Défense. Avec ses bambins, la jeune femme s’est immergée pendant deux heures dans l’histoire du street-art, narrée sur quatre niveaux par le collectif Zoo Art Show. Installée depuis juin dernier dans ce bâtiment désaffecté, cette exposition XXL qui déroule, étage après étage, l’histoire du street-art, joue de nouveau les prolongations. Après une fin théorique fin 2025 puis un report ce mois de juin, le succès a convaincu les organisateurs et le propriétaire des murs de poursuivre l’expérience jusqu’à fin décembre prochain. Un tour de force marqué par un incroyable succès.

Un record de fréquentation pour une exposition payante

« Nous avons dépassé les 120 000 visites payantes. Nous sommes très, très fiers », constate Antoine, le chef de file du Zoo Art Show, ce collectif d’artistes lyonnais créé en 2018. « C’est le record français pour une expo payante sur ce thème. C’est un score énorme et tout cela sans subvention », ajoute Claude Kunetz, patron de la galerie Wallworks, dans le Xe arrondissement de Paris.

Un parcours de 4 000 m² sur cinq niveaux

Le Zoo Art Show, c’est 4 000 m2 d’œuvres répartis sur cinq niveaux. L’exposition permet aux visiteurs de découvrir le travail de 500 artistes de 30 nationalités. Le cheminement commence au 5e étage avec l’ambiance sombre et brutale, du « Vandal squat », l’époque sauvage des années 1980 et 1990. En bas, les œuvres désormais exposées dans les galeries et les musées. Entre ces deux extrêmes, toute la richesse de cet art, de ses mouvances et de ses techniques. Adoubé par les purs et durs, le Zoo Art Show se veut une exposition « populaire », accessible au graffeur comme à la grand-mère.

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Un succès porté par le bouche-à-oreille

Après des débuts prometteurs mais pas explosifs, le Zoo Art Show a pris une autre dimension fin 2025. « On a noué des partenariats stratégiques avec des acteurs majeurs comme la billetterie Fever et Paris Society », insiste Antoine. Le bouche-à-oreille, la large couverture médiatique et, dixit le fondateur, « plus de 7 000 avis sur Internet et une note de 4,8 sur 5 » ont boosté la fréquentation. Ces week-ends de ponts du mois de mai, tous les créneaux étaient réservés.

Dans les étages, des locaux, des touristes, des habitants de province en week-end… « Pendant leurs vacances scolaires, un tiers des visiteurs venait de pays d’Europe du nord », observe Claude.

Une immersion totale dans l’art urbain

Le premier contact, avec l’univers sauvage des débuts du tag a tout d’une claque. « Il y a l’effet waouh au 5e étage quand on sort de l’ascenseur », confirme le galeriste. « C’est vrai, au 5e, j’avais l’impression d’être dans la rue ! » renchérit Raphaëlle. Chaque étage est un labyrinthe où chaque porte, chaque salle, recèle une expérience différente.

Avec un jeu de piste et une initiation au graphe sur écran digital, les plus jeunes ne sont pas oubliés. Ces derniers mois, des artistes professionnels s’y sont succédé. « Pendant un mois, on a eu Rime, venu exprès de New York. Il a animé des ateliers pour adultes et enfants. Tout le monde s’y retrouve ! »

Renseignements et tarifs sur zooartshow.com.

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