Jusqu'à la fin du mois de juillet, la bibliothèque Louis-Nucéra de Nice, surnommée la Tête carrée, propose une exposition intitulée « Palimpseste ». Cet abécédaire réunit cinquante-deux créateurs — vingt-six plasticiens et vingt-six auteurs — pour réécrire un nouveau chapitre de l'histoire de ce temple de la lecture. L'exposition, gratuite, est ouverte du mardi au samedi de 10 à 17 heures, au 1 traverse Barla.
Un concept inspiré du palimpseste
Le mot « palimpseste » est au cœur de cette odyssée lettrée. Pascal Albertini, co-commissaire de l'exposition avec Isabelle Dimondo et Carmen Hutchings, explique : « Un palimpseste, c'est lorsque vous prenez un texte déjà écrit et que vous l'effacez pour en réécrire un autre par-dessus. » Ce concept fait écho à la rénovation récente de la bibliothèque : « La bibliothèque existait, mais on l'a recréée, repensée, rénovée, rouverte en février après travaux pour écrire un nouveau chapitre de son histoire. » L'exposition vise à inscrire ce lieu de savoir dans la ville en faisant « le lien entre hier, aujourd'hui et demain ».
Une lettre, des mots, une émotion
Chaque créateur a interprété une lettre de l'alphabet, accompagnée d'un « nuage de mots », pour parler du livre, de la lecture et de la bibliothèque. Par exemple, la lettre B comme bibliothèque a été traitée par l'éditorialiste-écrivain Franz-Olivier Giesbert, qui a vanté les mérites de cette éternelle deuxième lettre. L'architecte de la bibliothèque et paysagiste de la coulée verte saison 2, Alexandre Chemetoff, a livré une aquarelle représentant l'édifice abritant « une forêt de mots endormis que la lecture réveille ».
Une diversité de talents
De nombreux artistes et écrivains ont participé, parmi lesquels Patrick Moya, Virginie Broquet, Sylvie T, Coun, Claude Garrandès, Jean Mas, Cat Caroff, Bernard Deloupy, Didier van Cauwelaert, Olivier Poivre d'Arvor et Franck Lalou. Leurs contributions incluent aquarelles, peintures acryliques sur papier, encres de Chine et récits. Même des artistes disparus comme Sosno et Arman sont présents grâce à l'implication de leurs proches, qui ont réalisé des croquis à partir de documents ou fourni des créations en lien avec le thème.
Un parcours intergénérationnel
L'exposition offre un parcours accessible à toutes les générations, permettant de redécouvrir l'alphabet de A à Z. Selon les organisateurs, « grâce à ce Palimpseste, on n'a jamais autant aimé réciter l'alphabet ». L'entrée est gratuite, et l'exposition est ouverte jusqu'au 31 juillet.



