Lunel j’adooore ! : Stéphane Parys déclare sa flamme au territoire
Lunel j’adooore ! : Stéphane Parys déclare sa flamme au territoire

Depuis le 10 juillet, le centre-ville de Lunel s’est transformé en galerie d’art à ciel ouvert avec l’exposition « Lunel j’adooore ! », visible gratuitement jusqu’à fin septembre. Une vingtaine d’œuvres de Stéphane Parys, sous forme de caissons, bâches ou drapeaux, jalonnent un parcours de la gare aux arènes, en passant par l’avenue Victor-Hugo, la rue Jean-Jacques Rousseau, la place des Caladons et le cours Gabriel-Péri.

Un parcours artistique au cœur de la ville

La déambulation débute à la gare, point d’entrée de la ville, pour rejoindre les arènes, point de rencontre des habitants. Le parcours se poursuit vers l’hôtel de ville sur l’avenue Victor-Hugo, puis le boulevard Lafayette, la rue Marx-Dormoy, la rue Jean-Jacques Rousseau, la rue de la Libération, la place des Caladons, la place Louis-Rey et le cours Gabriel-Péri. Arrivé aux arènes, le visiteur découvre le point d’orgue de l’exposition : une tête de taureau géante affichée sur la façade du bâtiment.

Les œuvres sont installées en collaboration avec Maestria organisation, le gestionnaire délégué des arènes Sanjuan. Après la fin de l’exposition en septembre, elles y seront exposées.

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Des hommages aux symboles lunellois

Pour l’artiste, ces réalisations ont deux objectifs majeurs : « rendre la culture accessible à tous » et « valoriser la ville et le territoire ». Chaque œuvre est un hommage aux symboles lunellois : on identifie le cinéaste Louis Feuillade, la Statue de la Liberté, le muscat de Lunel, le Pescalune, les anguilles, mais aussi les taureaux, raseteurs et flamants roses.

« C’est mon animal fétiche, reconnaît Stéphane Parys. Il guide les visiteurs à travers la ville puisqu’on le retrouve un peu partout, notamment sur les vitrines des boutiques vides du cœur de ville. » Chaque toile évoque un souvenir aux habitants ou invite les touristes à comprendre, par exemple, le lien entre Lunel et la pêche à l’anguille ou le rôle de Louis Feuillade dans la démocratisation du cinéma en France.

Une « peinture instinctive » et colorée

Stéphane Parys peint depuis plus de trente ans et revendique « sa patte » : des couleurs franches et des traits affirmés. « Je ne peins pas ce que je vois mais ce que je ressens. La couleur a une symbolique, elle transmet une émotion. Cette exposition correspond avec le 100e anniversaire de la Croix de Camargue comme symbole du territoire. Celle-là ne représente pas seulement une zone géographique, mais plutôt des cultures, des valeurs, des communes attachées à leurs racines. »

Il ne lui a fallu qu’un mois de travail pour imaginer toutes ces créations. « Je pars d’une thématique, qui m’inspire ensuite une couleur, puis celle-ci influence mon tracé. Une fois lancé, je mélange les techniques sans me limiter. Peinture à la main, au pinceau, au chiffon ou à la truelle, avec de la gouache, de la peinture à l’huile, des pigments ou de l’ocre. Mais, à la fin, le trait revient toujours pour fignoler. »

L’artiste se lance dans la peinture dans les années 1990, alors âgé d’une vingtaine d’années. Graphiste et conseiller en communication de métier, il a toujours apporté une touche artistique dans son milieu professionnel. En 2025, il avait réalisé une exposition similaire à Pérols, déclinée en posters et produits dérivés. Reste à savoir si Maestria décidera d’en faire de même pour cette exposition lunelloise.

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