Il faut remonter 140 millions d'années en arrière, à l'époque où les dinosaures peuplaient encore la planète. Le Musée d'Angoulême invite les visiteurs à ce voyage vertigineux avec sa nouvelle exposition « Chercheurs de dinos », visible jusqu'au 3 janvier 2027. L'exposition met en lumière quinze ans de fouilles sur le site paléontologique d'Angeac-Charente, un chantier devenu une référence scientifique.
Des fossiles inédits et un sauropode exceptionnel
Le musée conserve aujourd'hui près de 150 000 vestiges issus du site. Parmi eux, plusieurs fossiles inédits et les découvertes réalisées depuis 2024. La vedette de l'exposition est un sauropode du genre Camarasaurus. Trois os du côté gauche ont été exhumés il y a deux ans, puis un fémur, une mâchoire, des dents, des côtes et plusieurs vertèbres. Ce lot a été complété l'an dernier par une omoplate et un morceau de bassin. Ces os « partiellement en connexion » constituent un phénomène rarissime, suggérant que l'animal est mort sur place sans être dispersé. Cela nourrit l'espoir de découvrir un squelette presque complet en Charente. Deux vertèbres sont encore préparées au Muséum national d'histoire naturelle avant de rejoindre l'exposition.
Dans les coulisses des fouilles
Le parcours plonge également dans les coulisses des fouilles. Quelques kilos de terre d'Angeac ont même été transportés au musée. « Nous sommes 100 % terre de Charente », sourit le conservateur Laurent Crépin. Le visiteur découvre la chaîne des métiers mobilisés : scientifiques, préparateurs, dessinateurs ou bénévoles de l'association PaléoCharente.
Mimo, l'ornithomimosaure à plumes
Autre star de l'exposition : « Mimo », un ornithomimosaure à plumes, sorte de grande autruche préhistorique. Son squelette presque complet a été reconstitué à partir de plusieurs individus. Le crâne, lui, a été recréé en 3D. Une rareté, car les spécimens comparables sont surtout visibles en Mongolie ou au Japon.
La flore ancienne d'Angeac
L'exposition s'intéresse enfin à la flore d'Angeac il y a 140 millions d'années, entre fougères géantes, conifères et pollens observés au microscope électronique. Une immersion scientifique et spectaculaire dans un monde disparu.



