Dans les Cévennes, les passionnés finalisent "Les lanternes de l'exil"
Cévennes : ultimes préparatifs pour "Les lanternes de l'exil"

À quelques jours de la première, le parc du musée du Désert, à Mialet (Gard), s'est transformé en vaste chantier. Entre montage des décors et derniers réglages, les passionnés peaufinent les détails du spectacle "Les lanternes de l'exil", un récit immersif qui promet de faire revivre l'histoire des protestants cévenols. Le bateau "Davis" est en place, les lanternes sont prêtes et les éléments de décor sont en cours d'installation.

Un spectacle participatif et itinérant

Ce samedi 18 juillet, dans le parc du musée du Désert, l'heure n'est plus aux tergiversations mais aux ultimes préparatifs. D'ici jeudi soir, le lieu accueillera la première représentation du spectacle, une création immersive portée par l'association Les Parpaillots. Tout au long du week-end, les bénévoles se relayeront pour installer les décors fixes et la technique. Dès lundi, les 90 comédiens – le chiffre a récemment progressé – investiront les lieux pour les premières répétitions en conditions réelles. Le mardi soir sera consacré au premier filage technique, avant la générale programmée mercredi.

"Il faut aussi souligner quelque chose d'assez incroyable. Chaque fois, je suis subjugué par l'engouement des bénévoles", sourit Jean-Noël Schwingrouber, metteur en scène, qui a prévu une mise en scène ambitieuse. Après les grandes fresques jouées devant un public assis, les spectateurs seront cette fois invités à devenir eux-mêmes acteurs de l'histoire. À leur arrivée, chacun recevra un passeport et sera convié à suivre, à la lumière des lanternes, le parcours d'une famille cévenole contrainte à l'exil après les dragonnades du XVIIe siècle, qui trouvera finalement refuge aux Amériques. Les organisateurs proposent même aux visiteurs de venir munis d'un bâton de marche, d'un baluchon ou d'une coiffe afin de renforcer l'immersion.

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Un défi technique et humain

Le défi est de taille. Dans l'obscurité, il faudra guider 350 spectateurs à travers plusieurs tableaux, sans rompre la magie du récit. "Déplacer les participants sans bruit pendant que d'autres scènes se jouent ailleurs, c'est un véritable défi", reconnaît Jean-Noël Schwingrouber. Le bateau, élément emblématique du spectacle, est en cours d'installation avant les derniers essais techniques.

Au-delà de sa forme innovante, l'association revendique un spectacle accessible à tous. "Ce n'est ni un spectacle de protestants, ni un spectacle pour les protestants. Il raconte une page de l'histoire des Cévennes qui appartient à tous", insiste le metteur en scène. L'aventure repose avant tout sur une mobilisation collective. Près de 200 passionnés participent à l'événement, des comédiens aux costumiers, en passant par les logisticiens. La troupe réunit des participants de 8 à 80 ans, ainsi que des personnes en situation de handicap. "Un tel engouement, alors que nous ne sommes qu'à la quatrième édition, nous pousse à voir plus grand et à essayer de proposer un spectacle annuel", confie le président de l'association, Pierre Gaussorgues.

Informations pratiques

Les représentations auront lieu les 23, 24 et 25 juillet, à la tombée de la nuit, au musée du Désert. La jauge est limitée à 350 spectateurs par soirée. Une quatrième date pourrait être ajoutée le dimanche 26 juillet si les réservations, déjà bien engagées, continuent de progresser. Les 23, 24 et 25 juillet dans le parc du musée du Désert à Mialet à 21 h 30. Repas sur réservation. À partir de 15 euros. www.lesparpaillots.fr. La soirée de jeudi est d'ores et déjà complète.

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