Jusqu'au samedi 20 juin, le Glacier culturel de La Grand-Combe accueille les œuvres d'Arthur Desprez, un artiste autodidacte dont le parcours artistique a débuté par la musique avant de s'épanouir sur la toile. « À la base, je jouais de la guitare, je me suis dit pourquoi ne pas transposer mon solfège sur une toile », confie-t-il. Ses premières créations représentaient principalement des guitares, qui ont progressivement évolué au fil du temps.
Un cheminement artistique marqué par la vie
Le travail d'Arthur Desprez a suivi le cours des années, nourri par les rencontres, les voyages et les passages plus sombres. « Cela m'intéressait, sans parler de l'aspect philosophique, de tout cela : la vie, mes voyages, mes aventures, mes emmerdes. Selon les années, je suis passé de la couleur au sombre, de la lumière aux ombres », explique-t-il.
Musique et peinture : une symbiose
Pour Arthur Desprez, la musique et la peinture restent indissociables. « Comme un solfège, ce sont mes partitions. Je ne dissocie pas la musique et la peinture, je pense que tout est rythme », affirme-t-il. Son tour du monde en bateau l'a profondément inspiré. Il dit avoir « fait l'école de la vie à l'envers » et cherché « ce qu'était être un homme, un humain ».
Ses expériences, souvent loin des sentiers battus, ont également marqué son regard. « Dans tous mes voyages, j'ai surtout été dans les bidonvilles. Que je le veuille ou non, j'ai toujours été attiré par ces mondes divers », confie-t-il. Ses tableaux, réalisés parfois avec des matériaux de récupération, conservent volontairement une part de mystère. L'artiste y voit « un appel à la philosophie, à la recherche et à des sous-entendus ».
Une invitation à la contemplation
Il invite surtout les visiteurs à s'arrêter devant ses œuvres. « Je pars du principe que ce n'est pas toi qui regardes le tableau, c'est lui qui te regarde. Il faut prendre le temps d'observer », conclut Arthur Desprez.



