Que lit-on cette semaine ? La rédaction de « Sud Ouest » vous fait part de ses coups de cœur. À vous de piocher.
Polar
Des jeunes femmes, très belles, découvertes mortes sur le macadam parisien, tuées selon un rituel macabre aussi raffiné que terrifiant. Adamsberg se retrouve sur les traces de Bacall et Bogart. Dans « Une unique lueur » (éd. Flammarion, 528 p., 23 €), on retrouve avec grand plaisir le commissaire fétiche de Fred Vargas et son équipe d’originaux, lancés sur un chemin sinueux passant par le Hollywood de la grande époque.
Roman
Aux Hébrides, point de salut. Un suaire de pluie, une île infertile, des personnages aussi beaux qu’ils sont misérables, voici la recette de « La Tourbe et les Larmes » de John Quigley, un grand roman écossais sorti de l’oubli, en France, par les Éditions bordelaises de l’Arbre vengeur (330 p., 21 €). Une fable morale et naturaliste puissante.
Roman
Les Éditions Quai Voltaire proposent une nouvelle traduction du texte fondateur de l’écrivain guatémaltèque Eduardo Halfon, « Saturne », qui l’a révélé en 2003. Une terrible et magnifique lettre au père.
Récit
Murakami, Carol Oates, Nabokov, Chopin et le revers de Federer… Luis Torres de la Osa, ancien espoir du tennis espagnol devenu ingénieur, explore dans « Du revers » (éd. Métailié, 304 p., 21 €) les liens entre la pratique sportive, la littérature et l’existence à travers une réflexion sur la beauté cruelle du jeu.
Nouvelles
Le philosophe bordelais Patrick Rödel fouille en quelques nouvelles la dimension physique de la perception de la solitude. « Un balcon sur le fleuve » (éd. Cairn, collection « Confluences », 180 p., 18 €) réunit des fragments de vie, qui enjoignent à la simplicité, la sincérité, avec des personnages discrets.
Itinéraire amoureux
Comme elle l’avait fait avec l’Italie, l’écrivaine Christiane Rancé nous entraîne, avec « Que viva España » (éd. Tallandier, 445 p., 22,50 €), de l’autre côté des Pyrénées, dans son autre pays de cœur, entre fête et foi, surréalisme et sainteté, volupté et tragédie. Impossible de ne pas partager son amour pour l’Espagne.
Histoire
Jean-Luc Kerebel reconstitue dans « L’Incroyable destin de Vincent Moulia » (éd. Le Papillon rouge, 200 p., 19,90 €) le parcours d’un soldat landais condamné pour l’exemple après les mutineries de la Première Guerre mondiale et évadé durant l’année trouble 1917.
Essai politique
La Grande Alliance avec Roosevelt, Churchill et Staline n’a certes pu éviter toutes les horreurs du nazisme, mais a empêché Hitler de s’installer en maître de l’Europe. Ce sont les dessous de cette alliance improbable, nourrie de ruses diplomatiques, que raconte, à partir d’archives déclassifiées, de lettres et de journaux intimes, l’historien et écrivain anglais Giles Milton dans « L’Affaire Staline » (éd. Noir sur Blanc, 432 p., 25 €).



