Le chanteur Michel Sardou déclare une nouvelle fois son amour pour ses racines provençales. À l'occasion du cinquantième anniversaire de son album culte « La Vieille », sa maison de disques a réédité l'opus dans une version enrichie de titres inédits et de classiques revisités. Deux chansons enregistrées en 1976 et jamais publiées jusqu'alors sont apparues sur les plateformes fin avril : « Les coups de pied au cul » et, surtout, « Le cabanon de Séraphin ».
Un hommage à son père et au Var
Cette dernière chanson, à l'ambiance « pagnolesque » revendiquée, rend hommage aux racines provençales de l'artiste, et plus particulièrement à son père, Fernand Sardou. Ce comédien, né à Avignon et décédé à Toulon quelques mois avant l'enregistrement, est au cœur du texte. Coécrit par Michel Sardou et Pierre Delanoë, le morceau évoque avec nostalgie les tranches de vie autour de ce cabanon que l'on « repeignait au printemps, entre parents, entre voisins, à coups de pastis et de blanc ». Un cabanon que ledit Séraphin « avait bâti de ses mains sur les rochers de Cavalaire », clin d'œil au Var où le chanteur populaire a choisi de s'installer il y a trois ans, dans une villa de Bormes-les-Mimosas où il s'est retiré depuis sa dernière tournée.
Un album culte et controversé
« La Vieille » est considéré comme l'album culte de Michel Sardou, avec son lot de tubes et de polémiques. On y trouve la déclaration d'amour virile de « Je vais t'aimer », un appel à sauver le paquebot Le France qui lui vaudra le soutien de la CGT, un puissant « J'accuse » pour se désoler de l'humanité, une satire du « Temps des colonies » perçue au premier degré, et « Je suis pour » sur la loi du Talion, dont il regrettera les maladresses d'écriture en prenant finalement position contre la peine de mort. Vendu à plus d'un million d'exemplaires, cet album a contribué à forger l'image d'un chanteur provocateur et clivant, tout en l'installant parmi les auteurs de chansons d'amour des années 1970.
Une facette plus tendre
« Le cabanon de Séraphin » offre une facette plus tendre de Michel Sardou, qui n'oublie pas ses racines, dans la lignée de « Il était là » (qui évoque son père) et de « Je viens du Sud ». Par tous les chemins, il y revient. L'été prochain, il organisera d'ailleurs à Bormes-les-Mimosas un tournoi de pétanque portant le nom de Fernand-Sardou.



