« Sham » : le nouveau Miike, un drame judiciaire convenu
« Sham » : le nouveau Miike, un drame convenu

Le nouveau film du réalisateur japonais Takashi Miike, « Sham », sort sur grand écran ce mercredi 16 septembre. Ce drame judiciaire, qui met en scène la descente aux enfers d'un instituteur accusé par une mère d'élève, s'inscrit dans une veine déjà explorée par le cinéma, sans parvenir à se démarquer. La rédaction lui attribue la note de 2/5.

Un instituteur pris dans une spirale infernale

« Sham » raconte l'histoire de Seiichi Yabushita, interprété par Gō Ayano, un instituteur respecté, accusé par une mère d'avoir harcelé et humilié son fils. Très vite, la machine s'emballe : médias, rumeurs, opinion publique, chacun impose son récit. Yabushita est alors pris dans une spirale où la vérité n'est plus qu'une version parmi d'autres.

Le film s'inscrit dans une veine de longs-métrages qui mettent en scène des enseignants accusés par des parents d'élèves, sur lesquels s'abat une spirale infernale qui bouleverse leur vie. Sans égaler la tragédie de « L'Abandon », autour de l'assassinat de Samuel Paty, « Sham » explore ce thème avec une esthétique travaillée, propre à l'ultra-prolifique Takashi Miike, fort de plus de 70 longs-métrages à son actif.

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Une prestation en demi-teinte et un suspense éventé

Le principal intéressé, Gō Ayano, livre une prestation en demi-teinte, souvent exagérée dans le côté abattu et pleurnicheur de son personnage, qui passe son temps à subir plutôt qu'à agir. Le scénario, quant à lui, tente de faire durer le suspense autour de la culpabilité de l'instituteur, mais la vérité se devine rapidement.

Dès lors, l'intérêt de « Sham » réside dans l'engrenage judiciaire qui se referme autour de l'instituteur. Mais là encore, le réalisateur nippon se montre académique et n'apporte rien de plus que les autres propositions touchant à la même thématique, telles que « Pas de vagues » avec François Civil ou le très émouvant « Petite Nature » de Samuel Theis, œuvre beaucoup plus délicate dans son approche.

Un drame stylisé mais convenu

Avec « Sham », Takashi Miike livre un drame stylisé mais convenu, qui ne convainc pas pleinement. Le film, d'une durée de 2h09, réunit également Kô Shibasaki et Kôji Ohkura dans les rôles principaux. La sortie en salles est prévue ce mercredi 16 septembre, et les spectateurs pourront se faire leur propre avis sur cette œuvre qui, malgré son sujet fort, peine à se démarquer.

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