Ce lundi 13 juillet à 9 h 45, le cinéma le Quai des Lumières de Frontignan accueille l'avant-première du film d'animation La fille dans les nuages, réalisé par le Sétois Philippe Riche. Le casting réunit Louane, Jamel Debbouze et Grégoire Ludig. La veille de la projection, Philippe Riche a accordé un entretien à Midi Libre.
Un film en réalisation depuis plus de huit ans
La fille dans les nuages suit Providence, une fillette de 11 ans, qui part à l'aventure avec son cochon d'Inde Airbag après avoir découvert que son voisin, un écrivain dont elle dévore les livres, possède une plume magique capable de réaliser tout ce qu'elle écrit. L'idée initiale vient de Luc Bossi, producteur et scénariste, connu pour L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Bossi s'est inspiré du livre de Romain Puértolas La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel, mais le film n'en est pas une adaptation directe.
Une inspiration personnelle et une métaphore du pouvoir
Philippe Riche raconte une anecdote personnelle : « Quand j'étais petit, j'avais un ami imaginaire, un petit singe. Un jour, je me suis dit que je devais pouvoir le dessiner puisque je le voyais. Je me suis acharné à le dessiner, et il était là, sur le papier. Ça a été un déclencheur. » Cette expérience reflète la métaphore de la plume magique dans le film. Le thème principal, selon le réalisateur, est « la perspective d'avenir et d'engagement pour un enfant de 10-11 ans aujourd'hui ». Il ajoute : « On vit dans un monde où les messages sont anxiogènes. Moi, j'ai grandi à une époque où l'avenir ne rimait pas avec désastres écologiques. La plume magique de Providence est une métaphore du pouvoir. Que se passe-t-il si un enfant a un pouvoir illimité ? C'est un film solaire, qui va vers la lumière et donne envie d'agir. »
Un casting idéal et généreux
Le réalisateur explique le choix des voix : « Louane, Jamel Debbouze et Grégoire Ludig ont quelque chose de positif, de généreux, loin du snobisme. Le public les reçoit très bien. Cela correspondait à l'esprit du film. C'était le casting idéal. »
Un film rocambolesque, sans lien direct avec Sète
Bien que le film ne fasse pas référence directement à Sète ou au Sud, Philippe Riche note : « Le film est assez rocambolesque, avec des personnages hauts en couleur, un peu comme ce que je retrouve à Sète. » Il précise que les flamants roses que Providence rencontre pourraient évoquer ceux de l'étang de Thau. Pour ses prochains projets, il prépare deux films, dont un en live, et envisage sérieusement de tourner une partie à Sète : « Visuellement, c'est une ville avec une telle identité qu'on ne peut qu'avoir envie de la filmer. »



