L'humoriste montpelliérain Paul Mirabel se produira aux arènes de Nîmes le 12 juillet. Fan de sport, il explique suivre la coupe du monde quitte à se réveiller en pleine nuit pour ne rien rater. Dans un entretien accordé à Midi Libre, il se confie sur son spectacle, son parcours et sa passion pour le football.
Un spectacle aux arènes de Nîmes
« C’est la première fois que je vais dans les arènes de Nîmes. Je n’y étais jamais allé ! Mais j’aime beaucoup Nîmes. Je suis montpelliérain, mais je ne fais pas le distinguo entre les deux villes », confie Paul Mirabel. Après une tournée des Zéniths, il franchit un nouveau cap en se produisant dans cette enceinte emblématique. Interrogé sur le stress de jouer dans une si grande jauge, il répond : « Oui et non. Ça reste le même spectacle. Se produire dans de petites scènes permet d’arriver armé sur des grandes. C’est comme si on faisait un match de foot en championnat et qu’on passait en coupe du monde. Ça reste un match de foot ! Et plus la jauge est grande, plus je trouve ça facile et agréable. Le plus dur, c’est que je n’ai pas joué mon spectacle depuis trois mois ! Mais bon, c’est un peu comme le vélo, ça ne s’oublie pas. »
Un parcours atypique : de l'école de commerce à l'humour
Paul Mirabel révèle les origines de sa vocation : « J’ai toujours aimé l’humour, les spectacles, la comédie. Enfant je regardais Gad Elmaleh, puis Djamel, Florence Foresti, Eric et Ramzi. En fait quelque chose en moi me disait qu’un jour, je ferais partie de cet univers-là, même si je me disais que ce n’était pas un métier possible. À la base, je voulais travailler dans l’univers du sport, mais la branche des études que je voulais faire avait fermé et j’ai poursuivi dans le commerce. Parallèlement à mes études, j’ai passé un concours d’humour qui permettait de faire la première partie d’un humoriste. Je me suis mis à jouer dans des petits comedy clubs. Quand j’ai fini mon cursus, j’ai finalement choisi de poursuivre dans la comédie. »
Il rend hommage à certaines célébrités qui ont compté dans son parcours : « Les gens qui ont réussi dans un domaine et qui sont là depuis longtemps, il y a toujours des choses à piocher chez eux. Sur un parcours, il y a des parrains marraines invisibles et d’autres qui sont sur le devant de la scène. Travailler aux côtés de Nagui durant quatre ans a été un réel plaisir. Et Djamel, c’est une des personnes les plus gentilles que j’aie croisées. »
« Par amour » : un spectacle sur un thème universel
Son nouveau spectacle s'intitule « Par amour ». « Le plus important, c’est que j’avais envie de parler de ça. Le dénominateur commun de tous les êtres humains, c’est l’amour ! C’est un sujet universel qui touche toutes les catégories d’âge », explique-t-il. Interrogé sur la part d'improvisation, il précise : « J’ai une petite part d’impro mais qui reste réduite. Dix minutes sur 1 h 30. Ça me permet de m’amuser un peu. Mais 95 % du spectacle est écrit ! Et c’est beaucoup de temps d’écriture pour arriver à une blague. » Quant à ses tests de blagues, le premier juge est lui-même : « Quand j’écris une blague, je la teste personnellement. Le premier juge, c’est moi. Je la laisse quelques jours après l’écriture, je la relis. Si c’est mauvais, je l’abandonne. »
Passion sport et rencontre avec Kylian Mbappé
Fan de sport, Paul Mirabel pratique la boxe. « Sur ma première tournée, je ne faisais pas de sport et j’ai senti le besoin de me défouler. Je ne bois pas, je ne fume pas, je n’ai pas trop d’exutoires. La boxe en a été un », confie-t-il. Il est également supporter du MHSC et de l’équipe de France. « Pendant la coupe du monde, je peux me lever à 3 heures du matin pour suivre les matchs ! »
Il a eu l'occasion de rencontrer Kylian Mbappé. « Oui, un peu par hasard. C’était à un moment où je n’arrivais plus à écrire mon nouveau spectacle. Je suis parti à l’étranger, et par un concours de circonstance, on s’est croisé. Ça a nourri mon spectacle. Kylian Mbappé est une personne inspirante. Je pense qu’avec lui, l’équipe de France va prendre sa revanche contre l’Argentine », déclare-t-il.
Des selfies parfois surprenants
L'humoriste raconte les demandes de selfies insolites : « Dans la catégorie "on m’arrête pour des photos", je me suis retrouvé avec des animaux dans les mains, des bébés… Des fois on m’arrête en scooter et on manque de me faire avoir un accident. Mais en général j’accepte avec plaisir les selfies. Dans le pire des cas, ça me sert pour mes sketchs ! »



