Un nouveau regard sur la collaboration
On pensait que « Les Rayons et les ombres » de Xavier Giannoli, sorti le 18 mars, serait le film définitif sur la collaboration pendant l'occupation nazie. Mais « Notre Salut », du Franco-Belge Emmanuel Marre, présenté en compétition au Festival de Cannes ce mercredi 20 mai, apporte une dimension supplémentaire. Loin de concurrencer le précédent, il enrichit la compréhension de cette période sombre où des Français ont servi le régime de Vichy et le Reich.
Le récit d'un ancêtre compromis
Le film suit pendant 2h30 Henri Marre, l'arrière-grand-père du réalisateur, interprété par Swann Arlaud. Animé par un patriotisme dévoyé, il travaille pour le Commissariat à la lutte contre le chômage, facilitant la logistique de la déportation des juifs. Le cinéaste dresse des parallèles avec notre époque, interrogeant la fragilité des valeurs face aux crises.
Un écho contemporain
« On peut tous se dire : qu’est-ce que j’aurais fait ? », questionne Marre. Le film sortira en salles en septembre 2026, après sa projection cannoise. Il s'inscrit dans une vague de productions récentes sur la Seconde Guerre mondiale, mais se distingue par son ancrage familial et sa réflexion sur l'engagement.



