Nîmes : beau-père jugé pour attouchements sur sa belle-fille de 15 ans
Nîmes : procès pour attouchements sur une ado de 15 ans

Un procès 24 ans après les faits

Le tribunal correctionnel de Nîmes a examiné ce mardi 19 mai une affaire d'agression sexuelle remontant à plus de deux décennies. Un homme de 51 ans était jugé pour des attouchements sur sa belle-fille, alors âgée de 11 à 15 ans, dans le Gard rhodanien entre 1998 et 2002. La plaignante, aujourd'hui trentenaire, a dénoncé les faits après un long silence.

Des aveux partiels du prévenu

À la barre, le prévenu a reconnu avoir caressé la poitrine de l'adolescente, notamment lors de leçons de conduite. Il a déclaré : "Je lui ai chatouillé le bas du ventre", tout en niant avoir touché sa sphère génitale. Il a présenté ses excuses à la victime, affirmant avoir agi sous l'emprise de la honte.

L'expertise psychologique en question

La présidente Anne-Carine David a rappelé que l'expertise psychologique concluait à une pleine responsabilité de l'accusé. Celui-ci a admis avoir maintenu des contacts familiaux après les faits, notamment lors de repas de Noël, ce que son avocat a tenté de minimiser.

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La défense fustige la prescription

Me Jérôme Arnal, avocat du prévenu, a plaidé la relaxe en invoquant la prescription des faits, vieux de 24 ans. Il a dénoncé une "présomption de culpabilité" et souligné le casier judiciaire vierge de son client. Il a demandé, à titre subsidiaire, une peine inférieure aux réquisitions.

Les réquisitions du parquet

La procureure Nathalie Welte a requis deux ans de prison, dont un an avec sursis simple. Elle a souligné la crédibilité de la plaignante, dont les déclarations sont jugées circonstanciées et appuyées par l'expertise psychologique. Elle a rappelé le rôle de l'adulte référent : "C'était à lui de fixer les limites".

La victime sous emprise

L'avocate de la partie civile, Me Laura Fabre, a décrit une adolescente en souffrance, ayant quitté le domicile à 18 ans et rencontré des difficultés relationnelles. Elle a demandé des dommages et intérêts, insistant sur la gravité des faits : "Le prévenu reconnaît à demi-mot des actes d'une extrême gravité".

Jugement mis en délibéré

Après les débats, le tribunal a mis le jugement en délibéré. La décision sera rendue ultérieurement. Cette affaire illustre les difficultés de la justice face à des faits anciens, où la parole de la victime se heurte au temps et aux dénégations.

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