La comédienne franco-bulgare Natalia Dontcheva est morte le samedi 1er août à l’âge de 56 ans, a rapporté BFMTV. Les causes de son décès n’ont pas été révélées. Celle qui avait conquis le public dans Joséphine, ange gardien laisse une carrière dense, menée entre télévision, cinéma et théâtre.
Une onde de choc dans le milieu artistique
L’annonce de la disparition a immédiatement suscité de nombreux hommages. Son beau-fils, le producteur Hugo Sélignac, a écrit sur Instagram : « Merci pour ce lien que tu t’es battue à entretenir dans notre famille. Elle valait ce qu’elle valait, mais on était une famille et, du côté Sélignac, notre socle, c’était toi. La seule promesse que je peux te faire aujourd’hui, c’est que je ferai tout pour maintenir ce que tu t’es battue à faire vivre. »
Des comédiennes comme Marina Foïs, Sandrine Kiberlain et Géraldine Nakache ont aussi partagé leur tristesse. Dans un communiqué, son agent Laurent Savry a salué « une artiste profondément talentueuse et une femme d’une grande sensibilité », qui a « su gagner l’estime de ses partenaires, des réalisateurs, des équipes de tournage et de tous ceux qui ont le privilège de travailler à ses côtés ».
De Sofia aux planches parisiennes
Née en 1969 à Sofia, Natalia Dontcheva était la fille de l’acteur bulgare Plamen Donchev. Elle débutait dans le cinéma bulgare avant de rejoindre Paris en 1989 pour intégrer le Conservatoire d’art dramatique. Son rôle principal dans Joséphine, ange gardien l’a révélée au grand public, une série qui reste associée à son nom.
Sur le petit écran, on l’a vue dans Nestor Burma, Julie Lescaut, Alice Nevers, Les Rivières pourpres et surtout Doc Martin, où elle donnait la réplique à Thierry Lhermitte de 2011 à 2015. Ces rôles réguliers ont fait d’elle une figure familière des téléspectateurs français.
Une présence marquante au cinéma et au théâtre
Natalia Dontcheva s’est aussi illustrée au cinéma. En 2018, elle incarnait Madame de Joncquières dans Mademoiselle de Joncquières d’Emmanuel Mouret, un film salué par la critique. On l’avait également découverte dans Un an de Laurent Boulanger en 2006.
Sur les planches, elle a partagé l’affiche avec Daniel Auteuil dans Le Malade imaginaire en 2019, mis en scène par Auteuil lui-même, ainsi que dans Hysteria de John Malkovich. Sa carrière théâtrale témoignait de son exigence et de son goût pour les grands textes.
Un héritage durable
Avec la disparition de Natalia Dontcheva, le monde du spectacle perd une comédienne respectée, tant pour son talent que pour sa sensibilité. Les hommages continuent d’affluer sur les réseaux sociaux et dans les couloirs du métier. Son agent a tenu à souligner son professionnalisme et son humanité, des qualités unanimement reconnues.
À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont aimée, il reste les images et les rôles qui composent l’héritage de cette artiste franco-bulgare. Sa carrière, débutée en Bulgarie et épanouie en France, laisse une empreinte durable dans la mémoire des publics.



