« L’inconnue », le dernier film d’Arthur Harari, sort ce mercredi 26 août 2026. Le verdict est sans appel : une ambition folle mais difficilement racontable. Présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, le long-métrage, porté par le duo Léa Seydoux-Niels Schneider, perd le spectateur dans un imbroglio d’échanges de corps. Notre avis : 2/5.
Un postulat de départ prometteur mais une exécution confuse
Tout semblait calé sur le papier. Arthur Harari, scénariste d’Anatomie d’une chute et réalisateur d’Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, est derrière la caméra. Le duo Léa Seydoux-Niels Schneider devait faire vivre son idée. Mais cette idée, justement, est difficile à suivre. L’intrigue commence avec un Schneider décharné, photographe méconnu, qui se retrouve dans la peau d’une Léa Seydoux enrobée après un coït endiablé lors d’une soirée. Seydoux, elle, se retrouve dans le corps de Schneider. Chacun aimerait récupérer son enveloppe charnelle.
Et comme si tout n’était pas déjà assez compliqué, le film embarque le spectateur dans plusieurs « transferts » différents. À un moment, l’histoire devient inracontable et on ne sait plus très bien quelle personnalité se cache dans tel corps. Cette complexité narrative est renforcée par une mise en scène baroque et ambitieuse, sans doute trop.
Une réflexion philosophique sur l’identité qui se perd
Harari s’interroge sur l’identité, la connaissance de son propre corps et sur le passé d’un point de vue extérieur. C’est à la fois philosophique et difficile à suivre, pas forcément aidé par une mise en scène ambitieuse. Le réalisateur, qui avait impressionné avec Onoda, semble ici s’égarer dans sa propre démonstration.
Disons-le franchement, Arthur Harari nous a perdus malgré la prestation assez marquante de Léa Seydoux. En revanche, difficile de s’attacher au personnage de Schneider tant son apathie met une distance. Enfin, Schneider, difficile à dire puisqu’il s’agit de Léa Seydoux dans Niels Schneider. Bref, pas facile à suivre.
Un film exigeant qui demande une forme physique irréprochable
Ne vous lancez pas dans cette aventure après une nuit difficile. Il faut être solide sur ses appuis pour aller au bout. Le film dure 2h20 et exige une concentration maximale. Le spectateur doit constamment garder en tête qui est dans quel corps, un exercice mental éprouvant.
Ce drame français, avec Léa Seydoux et Niels Schneider, est une œuvre qui divise. Si certains salueront l’audace du réalisateur, d’autres resteront sur le carreau, perdus dans cet imbroglio d’échanges de corps. Notre avis est sans appel : 2/5. Pour prolonger la lecture, on pourra se référer aux autres critiques du Festival de Cannes 2026.



