Les cinémas français s’apprêtent à vivre une semaine riche en sorties. Trois longs-métrages très attendus se partagent l’affiche : « L’Inconnue » de Paul Thomas Anderson, « Le Dégel » de Xavier Legrand et « The Dog Stars » de Mark Jenkin. Chacun apporte sa singularité, du drame intimiste au survival post-apocalyptique, en passant par un thriller psychologique.
« L’Inconnue » : le nouveau Paul Thomas Anderson
« L’Inconnue » marque le retour du cinéaste américain Paul Thomas Anderson, primé à Cannes et à Venise. Ce drame, porté par l’actrice française Léa Seydoux, a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026. Le film raconte l’histoire d’une femme mystérieuse qui s’installe dans une petite ville du Midwest américain, bouleversant l’existence des habitants. Selon les critiques, le film « confirme le talent de conteur d’Anderson, qui mêle avec habileté le romanesque et l’inquiétant ».
« Le Dégel » : le retour de Xavier Legrand
Xavier Legrand, révélé par « Jusqu’à la garde » (2017), revient avec « Le Dégel ». Ce thriller psychologique, tourné en partie dans les Alpes, suit un père et sa fille confrontés à la fonte des glaces qui révèle un corps. Le film a été salué par la critique pour sa « tension sourde et son atmosphère oppressante ». Legrand y explore à nouveau les fissures familiales, avec une mise en scène « d’une précision chirurgicale », selon le journal du cinéma.
« The Dog Stars » : le survival de Mark Jenkin
Le Britannique Mark Jenkin, connu pour son esthétique argentique, adapte ici le roman éponyme de Peter Heller. « The Dog Stars » se déroule dans un monde post-pandémique, où un pilote solitaire survit dans les montagnes du Colorado. Le film, présenté en ouverture de la Mostra de Venise, a impressionné par ses images « d’une beauté sauvage ». Jenkin y interroge la survie, la solitude et la mémoire, avec une économie de dialogues remarquable.
Des sorties qui s’annoncent décisives
Ces trois films, aux esthétiques opposées, devraient animer les débats de la rentrée cinématographique. Selon les observateurs, ils pourraient « redessiner les contours de la saison des prix ». Les salles françaises, qui ont enregistré une fréquentation en hausse de 12 % sur les six premiers mois de 2026, attendent beaucoup de ces sorties. Les exploitants espèrent que cette diversité attirera un large public, des cinéphiles avertis aux spectateurs en quête de divertissement.
La semaine s’annonce donc cruciale pour le cinéma français, qui mise sur ces œuvres singulières pour maintenir la dynamique de fréquentation. Reste à savoir lequel de ces films saura conquérir le cœur du public.



