Assurance catastrophes naturelles : Sandrine Rousseau propose une réforme
Rousseau veut réformer l'assurance catastrophes naturelles

La députée écologiste Sandrine Rousseau estime que l'État doit réformer le régime d'assurance des catastrophes naturelles afin de mieux indemniser les sinistrés du réchauffement climatique. Dans une tribune publiée par Le Monde le 26 août 2026, elle souligne l'urgence d'adapter le système actuel, jugé inadapté à l'augmentation des événements extrêmes.

Un régime d'assurance sous pression climatique

Le régime français d'indemnisation des catastrophes naturelles, créé en 1982, repose sur un mécanisme de solidarité nationale adossé à une garantie obligatoire dans les contrats d'assurance habitation. Cependant, Sandrine Rousseau affirme que ce dispositif, conçu pour des aléas exceptionnels, se trouve désormais confronté à une fréquence et une intensité croissantes des sinistres liés au dérèglement climatique.

Selon la députée, les épisodes de sécheresse, les inondations répétées ou encore la submersion marine ne relèvent plus de l'exception, mais deviennent la norme. Cette évolution fragilise l'équilibre financier du régime et allonge les délais d'indemnisation, au détriment des victimes. Elle appelle donc à une refonte en profondeur, plutôt qu'à des ajustements ponctuels.

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Des propositions concrètes pour une meilleure indemnisation

Sandrine Rousseau avance plusieurs pistes dans sa tribune. Elle préconise notamment d'élargir le périmètre des risques couverts, afin d'intégrer explicitement les conséquences du réchauffement climatique, comme le retrait-gonflement des argiles qui touche de nombreux logements. Elle suggère également de revoir les franchises et les délais de carence, qui pénalisent aujourd'hui les assurés les plus vulnérables.

La députée insiste sur la nécessité de renforcer le rôle de l'État dans la gouvernance du régime, pour garantir une péréquation plus juste entre les territoires et les catégories de population. Elle propose aussi d'encourager la prévention, via des incitations financières pour les travaux de mise hors d'eau ou de renforcement des bâtiments, afin de réduire à la source les dommages futurs.

Un enjeu politique et financier majeur

Le coût des catastrophes naturelles en France a déjà atteint des sommets, avec des sinistres estimés à plusieurs milliards d'euros lors des dernières années. Sandrine Rousseau avertit que sans réforme, le système pourrait devenir insoutenable, tant pour les finances publiques que pour les ménages, dont les primes d'assurance risquent d'augmenter fortement.

La tribune intervient dans un contexte politique où la question de l'adaptation au changement climatique devient centrale. La députée appelle les pouvoirs publics à saisir cette opportunité pour repenser le modèle de solidarité nationale, en l'alignant sur les objectifs de transition écologique. Elle conclut en affirmant que l'assurance des catastrophes naturelles est un « pilier de la protection sociale » qui doit être modernisé sans délai.

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