La réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, connue pour son film "À voix basse", a accordé une interview au Monde dans laquelle elle aborde la représentation de l'homosexualité féminine dans le cinéma arabe. Elle déclare : "Deux femmes qui s'aiment, ça n'existe pas" dans l'imaginaire collectif arabe, soulignant ainsi le tabou qui entoure ce sujet.
Un film pionnier
"À voix basse" est l'un des premiers films arabes à traiter ouvertement de l'amour entre deux femmes. Bouzid explique que le cinéma arabe a longtemps ignoré cette réalité, préférant se concentrer sur d'autres thèmes. Elle espère que son film contribuera à briser les stéréotypes et à ouvrir un dialogue.
Réactions et réception
Le film a suscité des réactions contrastées dans le monde arabe. Si certains critiques saluent son courage, d'autres dénoncent une atteinte aux valeurs traditionnelles. Bouzid reste optimiste et croit en la puissance du cinéma pour faire évoluer les mentalités.
Leyla Bouzid insiste sur l'importance de raconter des histoires authentiques, sans peur de la censure. Elle encourage les jeunes cinéastes arabes à explorer des sujets sensibles avec audace.



