Leo Woodall et Dustin Hoffman partagent l'affiche du film « Le Virtuose », un polar jazzy mineur qui sort en salles ce mercredi 27 mai. Le long-métrage met en scène Niki (Leo Woodall), un homme doté d'une oreille absolue capable d'identifier la moindre nuance sonore. De ce don, il a fait un métier : il accorde les pianos de riches clients new-yorkais, en tandem avec son mentor Harry (Dustin Hoffman).
Un don qui devient une servitude
Pour Niki, cette extrême sensibilité aux sons est aussi une servitude. Il ne peut vivre sans porter des bouchons d'oreilles face aux bruits trop agressifs du quotidien. Son oreille exceptionnelle lui permet de percevoir les cliquetis des verrous de coffres-forts, ce qui attire l'attention de criminels qui l'entraînent dans une série de cambriolages. Commence alors un engrenage redoutable, où son talent devient à la fois un atout et une malédiction.
Une réalisation nerveuse mais une histoire prévisible
Ce long-métrage se regarde sans déplaisir mais ne restera pas dans les mémoires. La réalisation du Canadien Daniel Roher est nerveuse, rythmée par une bande-son très jazzy qui colle parfaitement à l'ambiance new-yorkaise. Cependant, l'histoire est trop prévisible, manquant de surprises pour vraiment captiver le spectateur. « Le Virtuose » vaut surtout par son travail remarquable sur le son, qui immerge le public dans l'univers auditif du protagoniste.
Le film séduit également par la prestation de Leo Woodall, découvert dans la série « The White Lotus ». Il est convaincant dans la peau de ce jeune homme timide et singulier, portant le récit avec une sensibilité palpable. Dustin Hoffman, en mentor bienveillant, apporte une touche de sagesse et d'expérience. Havana Rose Liu complète le casting dans un rôle secondaire.
Fiche technique : « Le Virtuose », réalisé par Daniel Roher, avec Leo Woodall, Dustin Hoffman, Havana Rose Liu. Durée : 1 h 49. En salles ce mercredi 27 mai.



