En 2007, James Gray livrait avec « La nuit nous appartient » un polar sombre et intense, souvent éclipsé par ses autres œuvres. Pourtant, ce film mérite une attention particulière pour sa mise en scène et son interprétation.
Un réalisateur au sommet de son art
James Gray, connu pour « Two Lovers » et « The Lost City of Z », signe ici un thriller familial ancré dans le milieu criminel new-yorkais. Le film suit Bobby Green (Joaquin Phoenix), un gérant de boîte de nuit qui tente de fuir l'héritage de son père, un puissant mafieux russe. Mais lorsque son frère (Mark Wahlberg) est menacé, Bobby doit choisir entre sa loyauté familiale et sa propre sécurité.
Un casting de premier ordre
Joaquin Phoenix livre une performance habitée, oscillant entre vulnérabilité et détermination. Mark Wahlberg, dans un rôle plus secondaire, apporte une tension palpable. Eva Mendes complète le trio principal avec une présence magnétique. Le film bénéficie également de la photographie de Joaquín Baca-Asay, qui plonge le spectateur dans une nuit new-yorkaise crasseuse et angoissante.
Un accueil mitigé à sa sortie
Malgré des critiques positives, « La nuit nous appartient » n'a pas rencontré le succès escompté. Avec un budget de 25 millions de dollars, il n'en a rapporté que 14 millions au box-office mondial. Certains critiques ont reproché au film un rythme inégal et une intrigue trop classique. Pourtant, avec le recul, l'œuvre de Gray apparaît comme un polar d'une grande cohérence, porté par une mise en scène élégante.
Un film à redécouvrir
Aujourd'hui, « La nuit nous appartient » est souvent cité comme un film culte méconnu. Sa réédition en Blu-ray et sa disponibilité sur les plateformes de streaming lui offrent une seconde chance. Pour les amateurs de polars psychologiques, c'est une œuvre incontournable qui mérite d'être (re)découverte.



