«Sidonie au Japon» : Isabelle Huppert sublime ce conte délicat sur le deuil
Isabelle Huppert illumine «Sidonie au Japon»

« L’écriture, c’est ce qui reste quand on se retrouve sans rien. » Cette réplique pourrait servir d’exergue à cette fiction ciselée comme un haïku, sans cesse surprenante dans ses ruptures de ton. Sidonie, autrice reconnue, entame une tournée promotionnelle au Japon. Après quelques douces cocasseries liées aux différences culturelles, la femme de plume trouve ses marques lorsque lui apparaît le fantôme de son défunt mari. Car, dans l’archipel, les âmes ne s’éloignent pas des vivants et les accompagnent sur les nouvelles voies que leur réserve le destin.

Un film entre comédie et mélancolie

La troisième fiction d’Elise Girard débute comme une comédie acidulée. Le trait est subtil, comme le devient cette histoire de deuil. Il y a de la légèreté, de l’apaisement et une mélancolie qui vous enserre. Dans le cadre distant et complice délicatement composé, Isabelle Huppert évolue avec une grâce et une profondeur dont elle seule a le secret.

Un casting remarquable

Aux côtés d’Isabelle Huppert, on retrouve Tsuyoshi Ihara et August Diehl. Leur jeu sobre et précis contribue à l’atmosphère unique du film. La réalisatrice Elise Girard signe une œuvre sensible, où chaque plan semble pesé avec soin.

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◗ Mercredi 17 juin à 22h20 sur Arte. Drame français d’Elise Girard (2024). Avec Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara, August Diehl. 1h35.

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