Un apéro avec la compositrice Irène Dresel
Irène Dresel, figure montante de la musique classique contemporaine, s’est confiée lors d’un entretien informel autour d’un verre. La jeune femme de 32 ans, dont les œuvres sont jouées dans les plus grandes salles, avoue un trac paralysant avant chaque concert.
« D’habitude, j’ai envie de vomir avant mes concerts », confie-t-elle en riant. Cette sensation, loin de s’estomper avec le succès, s’est même intensifiée. Pourtant, une fois sur scène, la magie opère. « La musique prend le dessus, et je ne pense plus à rien d’autre. »
Un parcours atypique
Née d’un père musicien et d’une mère danseuse, Irène a baigné dans l’art dès son plus jeune âge. Après des études au Conservatoire de Paris, elle a rapidement été repérée par des ensembles renommés. Son style, mêlant influences classiques et électro, séduit un public varié.
« Je veux que la musique classique soit accessible à tous », explique-t-elle. « Il y a encore trop de barrières, notamment sociales. »
Un processus créatif exigeant
Composer est pour elle un véritable chemin de croix. « Je passe des nuits blanches, je doute, je déchire des pages entières. » Mais cette rigueur paie : ses partitions sont saluées par la critique. Son dernier opus, intitulé « Éclats », explore les thèmes de la fragilité et de la résilience.
« La musique est un langage universel, mais elle demande une honnêteté totale. »
Le rapport au public
Irène Dresel accorde une grande importance à la relation avec son auditoire. « J’aime voir les visages dans la salle, ressentir leurs émotions. » Elle n’hésite pas à improviser en concert, rendant chaque représentation unique.
« Le trac, finalement, c’est la preuve que je tiens à ce que je fais. Sans lui, je serais peut-être moins exigeante. »
Prochain rendez-vous : elle se produira à la Philharmonie de Paris en septembre, un concert qu’elle prépare déjà avec une anxiété mêlée d’excitation.



