« I Want your Sex » : satire potache et provocatrice de Gregg Araki
« I Want your Sex » : satire potache de Gregg Araki

Dans son nouveau film « I Want your Sex », Gregg Araki explore les dynamiques de pouvoir et de désir dans le monde de l'art contemporain, avec une audace caractéristique. L'histoire suit Elliot (Cooper Hoffman), un assistant naïf engagé par une icône artistique (Olivia Wilde) qui le transforme en sa « muse sexuelle ». Ce qui semble d'abord une aubaine pour Elliot, dont le couple bat de l'aile, se révèle rapidement un jeu de domination rappelant que, dans le SM comme dans le travail, l'esclave n'est rien sans son maître.

Une satire libidineuse du milieu arty

Le réalisateur de « Mysterious Skin » et « Kaboom » signe ici une comédie sexy et potache, qui n'hésite pas à aborder des sujets sensibles avec une ironie mordante. Le film, d'une durée de 1h30, sort en salle le 29 juillet 2026. Selon Nicolas Schaller, critique au Nouvel Obs, cette satire parvient à traiter le harcèlement post-#MeToo avec nuances, évitant les clichés binaires pour se concentrer sur les névroses et les rapports de pouvoir individuels.

Des performances remarquables

Olivia Wilde incarne avec un lâcher-prise communicatif une artiste aussi fascinante qu'inquiétante, tandis que Cooper Hoffman (fils du regretté Philip Seymour Hoffman) campe un Elliot attachant, dont l'innocence initiale se mue en une forme de complicité troublante. La chanteuse Charli XCX fait également une apparition mémorable, ajoutant une touche pop à cet univers déjanté.

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Un réalisateur en pleine forme

Gregg Araki, figure emblématique du cinéma queer, prouve une fois de plus sa capacité à bousculer les conventions. Si « I Want your Sex » n'atteint pas la profondeur de ses œuvres les plus marquantes, il offre un spectacle drôle et provocateur qui ne laisse pas indifférent. Les dialogues sont ciselés, les situations rocambolesques, et le tout est porté par une énergie contagieuse. En l'absence de John Waters, c'est Araki qui prend le relais pour dé(br)ider l'atmosphère.

Un regard nuancé sur l'emprise

Le film interroge subtilement la question du consentement et de l'emprise, sans tomber dans le manichéisme. Mine de rien, les répliques bien senties et les situations drôlement libidineuses pavent le terrain d'une réflexion sur les rapports de force, qu'ils soient sexuels, professionnels ou artistiques. Le critique souligne que le sujet est trop souvent réduit à une opposition hommes/femmes ou patriarcat contre wokisme, alors qu'il s'agit avant tout de névroses et de pouvoir.

En définitive, « I Want your Sex » est une satire savoureuse qui, malgré quelques longueurs, séduit par son audace et l'engagement de ses acteurs. Un film à découvrir pour ceux qui aiment le cinéma qui dérange et fait réfléchir, le tout avec un sourire coquin.

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