Le réalisateur espagnol Alberto Vázquez signe avec « Décorado » une œuvre d'animation audacieuse, présentée comme une fable horrifique et loufoque sur nos sociétés libérales et ultraconnectées. Le film, qui sort en salles ce mercredi 26 août 2026, plonge le spectateur dans un univers où l'absurde et l'angoisse se côtoient, reflétant les travers de notre époque hyperconnectée.
Un univers visuel entre horreur et dérision
Alberto Vázquez, connu pour son style graphique unique et ses récits sombres, propose ici une réflexion sur la vacuité de nos existences modernes, rythmées par les écrans et la consommation. Le film suit des personnages pris dans une spirale de violence et d'absurdité, évoluant dans des décors colorés qui contrastent avec la noirceur du propos. Cette dualité entre l'esthétique et le fond est caractéristique du travail du réalisateur, qui mêle habilement horreur et humour grinçant.
Une critique acerbe de la société libérale
À travers cette fable, Vázquez dépeint une société où l'individualisme et la course au bonheur artificiel mènent à la destruction. Les personnages, souvent des animaux anthropomorphes, incarnent les travers humains : la cupidité, la vanité, l'isolement. Le film dénonce également l'emprise des technologies et des réseaux sociaux, qui aliènent les individus et les déconnectent de l'essentiel. Cette critique sociale, bien que portée par un récit fantastique, résonne avec une actualité brûlante.
Une œuvre qui interroge notre rapport au monde
« Décorado » ne laisse pas indifférent. Le film pousse à une réflexion sur notre propre rapport au monde, à la fois fasciné et effrayé par la modernité. Alberto Vázquez confirme son statut d'auteur majeur de l'animation contemporaine, avec une œuvre qui, au-delà du divertissement, interroge et bouscule. La sortie en salles de cette fable horrifique et loufoque est un événement pour les amateurs de cinéma d'animation exigeant, et une invitation à regarder notre société sous un angle nouveau, dérangeant mais nécessaire.



