« Colony » : une métaphore alambiquée du monde moderne
Le réalisateur Sang-ho Yeon, connu pour son brillant « Dernier Train pour Busan », revient avec « Colony », un film d'horreur qui tente de mêler virus mutant et critique des réseaux sociaux. Malheureusement, l'allégorie trop complexe dessert le récit et la terreur.
Un scénario prometteur mais confus
L'intrigue suit un groupe de survivants piégés dans un centre commercial face à un virus mutant créé par un savant misanthrope. Cette prémisse rappelle le classique « Zombie » de George Romero (1978). Mais là où Romero faisait simple et efficace, Yeon surcharge son film de concepts : les créatures infectées développent des réflexes grégaires censés évoquer les réseaux sociaux. Cette volonté de sophistication se retourne contre lui, noyant la narration et la peur sous un flot d'idées confuses.
Le film, interprété par Gianna Jun, Kyo-hwan Koo et Ji Chang-wook, sort en salles le 27 mai. Il dure 2h02 et est noté deux étoiles sur quatre par notre critique. Malgré ses ambitions, « Colony » peine à convaincre, victime de son propre embrouillamini métaphorique.



