Une héroïne à plumes
Qui se souvient de Ginger, la poulette intrépide de Chicken Run de Peter Lord, sortie des studios d'animation Aardman ? L'héroïne de Cocotte du cinéaste hongrois György Pálfi est de la même trempe. Crête dressée et pilon ferme, elle s'évade d'un restaurant et est déterminée à protéger ses œufs. Cette maman aux plumes rutilantes profite de son voyage pour découvrir les mœurs pas toujours reluisantes d'humains sans vergogne, prêts à bien des bassesses pour s'enrichir.
Une connexion avec les poules
Cocotte n'est pas la première poule à devenir star de cinéma. On pense notamment à Roxane de Mélanie Auffret. Les aventures de la volaille de György Pálfi prennent un tour différent en offrant une réflexion féroce sur l'humanité avec un fort sous-texte politique. La critique sociétale de Eo de Jerzy Skolimowski n'est pas loin quand le cinéaste hongrois évoque, en filigrane, la crise des migrants en Grèce.
Un tournage pas comme les autres
Il a fallu pas moins de huit poulets pour incarner Cocotte. Les poules n'ayant qu'une capacité d'attention limitée, le tournage s'est révélé un vrai cauchemar logistique pour l'équipe, mais le jeu en valait la chandelle. Le réalisateur de Taxidermie fait montre d'une grande humanité pour filmer une volaille en lutte contre un destin funeste et résolue à protéger sa progéniture. « J'adore les poules depuis mon enfance et j'ai une vraie connexion avec elles », confie-t-il. Il nous fait partager son affection pour cette charmante Cocotte.



