À Cannes, les éditeurs vendent leurs livres aux producteurs
Cannes 2026 : éditeurs vendent livres aux producteurs

Reportage au Festival de Cannes 2026 : des éditeurs français se sont déplacés en nombre pour vendre les droits d'adaptation de leurs livres à des producteurs de cinéma. Nous avons assisté à l'une de ces rencontres, organisée par la Scelf (société civile des éditeurs de langue française).

Une rencontre inédite au Palais des Festivals

Ce jeudi 14 mai après-midi, dans la salle de conférence de presse du Palais des Festivals, à Cannes, l'ambiance est inhabituelle. Ce n'est pas un film que l'on promeut, mais un livre. « C'est entre Jurassic Park et le Truman show. Il s'adresse à un public très large, qui va des adolescents à tous les adultes. Il y a de l'action, de l'aventure, de l'amour… » lance un éditeur dans le micro.

À la table où s'assoient habituellement les stars en compétition pour la Palme d'or, ce sont cette fois des éditeurs qui vantent les mérites de huit récits sélectionnés pour leur « potentiel d'adaptabilité » sur grand écran. L'objectif : convaincre les producteurs présents d'acheter les droits d'adaptation.

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Un pont entre littérature et cinéma

Cette initiative, portée par la Scelf, vise à créer des ponts entre le monde de l'édition et celui du cinéma. De nombreux éditeurs ont fait le déplacement, conscients que le Festival de Cannes est une vitrine mondiale pour leurs auteurs. « C'est une occasion unique de rencontrer des producteurs du monde entier et de leur proposer des histoires qui ont déjà fait leurs preuves auprès des lecteurs », explique un représentant de Gallimard.

Parmi les ouvrages présentés, on retrouve notamment « Croire aux fauves » de Nastassja Martin, mis en avant par Gallimard lors de la conférence de presse des éditeurs.

Un format qui séduit les producteurs

Les producteurs, de leur côté, se montrent intéressés par cette démarche. « Un livre, c'est une histoire déjà écrite, avec une structure solide et un public potentiel. Cela réduit les risques », confie l'un d'eux. La tendance est à l'adaptation de romans, de bandes dessinées et même de livres jeunesse, avec des récits qui peuvent être déclinés sur tous les formats : cinéma, séries, documentaires.

Cette rencontre s'inscrit dans une volonté de « diffuser des histoires sur tous les formats », comme le souligne un éditeur. Le Festival de Cannes 2026 confirme ainsi son rôle de plateforme d'échanges entre les industries culturelles.

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