« Backrooms » : le youtubeur Kane Parsons transforme sa web-série en film et c’est aussi flippant qu’inconsistant
Phénomène sur YouTube, Kane Parsons signe pour ses débuts l’un des succès les plus rentables aux États-Unis : il s’est hissé en solitaire au sommet du box-office avec plus de 80 millions de dollars de recettes (118 à l’international). « Backrooms » est-il pour autant un film ? Au sens formel, indéniablement. Sur le plan scénaristique, cela reste à prouver. Car cette sorte de bande démo d’abord époustouflante s’essouffle sur la longueur.
Un concept prometteur mais un scénario bancal
Piégé dans un labyrinthe (dissimulé derrière un mur de son magasin de meubles cheap) aux perspectives étrangement distordues à la M. C. Escher, où chaises et canapés semblent avoir été avalés par le sol, Clark, architecte raté, cherche à échapper à une entité lancée à ses trousses. Pitch plus banal, hélas, que ne le promettait le concept initial.
Flippant ? Oui. Consistant ? Pas encore. Le film, porté par Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve, souffre d’un manque de profondeur narrative. L’atmosphère angoissante et les visuels saisissants ne suffisent pas à masquer les faiblesses d’un récit qui peine à maintenir l’intérêt sur la durée.
Sortie en salle le 17 juin. ★★☆☆☆



